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Brahim Ghali ne comparaîtra pas devant la justice espagnole

Arancha Gonzalez Laya, ministre espagnole des Affaires étrangères, a déclaré ce mardi lors d’une conférence de presse que son pays a apporté les explications opportunes à Rabat sur les raisons de l’accueil de Brahim Ghali en Espagne. Sans être plus claire, la ministre a souligné que lorsque ces "raisons humanitaires" prendront fin, Brahim Ghali quittera le territoire ibérique. Par ailleurs, la justice espagnole a démenti avoir convoqué le chef du Polisario contrairement à ce qui a été indiqué en début semaine.

Par Mohamed Laabi, Publié le 05/05/2021 à 15:03, mis à jour le 05/05/2021 à 17:01          Temps de lecture 3 min.
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La présence de Brahim Ghali en Espagne fait polémique © DR

Nouvel épisode du feuilleton Brahim Ghali en Espagne. La ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, a déclaré ce mardi, lors d’une conférence de presse, que son pays a apporté les explications “opportunes” à Rabat sur les raisons de l’accueil de Brahim Ghali, chef du mouvement séparatiste du polisario, en Espagne. Elle affirme par la même occasion que dès que les raisons humanitaires qui ont conduit à son admission sur les terres espagnoles prendront fin, ce dernier quittera l’Espagne.

 

Brahim Ghali atteint de la Covid-19 ?

La presse algérienne a livré mardi les véritables raisons derrière la présence de Brahim Ghali en Espagne. En effet, l’agence officielle algérienne APS a relayé les propos de l’ambassadeur du polisario à Alger, Abdelkader Taleb Omar. Ce dernier souligne que Brahim Ghali est en Espagne après s’être rétabli de la Covid-19. C’est la première fois que les dirigeants du mouvement séparatiste du polisario reconnaissent publiquement que leur chef se trouve en Espagne.

Avant cela, la police espagnole, chargée par l’Audiencia Nacional d’enquêter sur la présence de Brahim Ghali en Espagne, avait confirmé sa présence dans un hôpital de Logroño, où il a été admis avec de faux papiers d’identité.

 

La justice espagnole dément avoir convoqué Brahim Ghali

Le haut tribunal espagnol de l’Audience nationale a démenti ce mercredi avoir convoqué Brahim Ghali à comparaître devant le tribunal pour une plainte pour “tortures”. Le porte-parole de l’instance a assuré à l’AFP que Brahim Ghali n’a pas été convoqué ce mercredi au tribunal. Une information surprenante puisqu’une source directement impliquée dans l’affaire avait mentionné que ce dernier allait comparaitre aujourd’hui devant le juge. Une rumeur qui a été reprise par un nombre important de médias espagnols et marocains.

«Il a seulement été demandé à la police de le localiser et de vérifier s’il était en Espagne. Le juge a demandé à la police qu’elle fasse les vérifications nécessaires pour certifier que cette personne que l’on dit hospitalisée à Logroño est bien lui», souligne le porte-parole de l’Audience nationale.

Notons que Brahim Ghali fait l’objet d’une plainte en Espagne déposée par le dissident du Polisario naturalisé espagnol, El Fadel Breika. Ce dernier accuse le séparatiste d’enlèvement, de détention arbitraire et de torture.

Lire aussi : Sahara : le Maroc contre une négociation directe avec le Polisario

La ministre espagnole des Affaires étrangères a par ailleurs indiqué que l’accueil de Brahim Ghali en Espagne n’a pas “changé” les relations avec le Maroc. Elle a ainsi évoqué «l’amitié, la coopération et le partenariat étroit» qui lie les deux pays.

Il n’est pas sûr que les arguments avancés par l’Espagne ont convaincu le Royaume. Nasser Bourita avait exhorté Madrid dans un communiqué officiel à répondre à un ensemble d’interrogations : pourquoi le dénommé Brahim Ghali a-t-il été admis en Espagne en catimini et avec un faux passeport ? Pourquoi l’Espagne a-t-elle jugé utile de ne pas en aviser le Maroc ? Pourquoi a-t-elle opté pour son admission sous une fausse identité ? Pourquoi la justice espagnole n’a-t-elle pas encore réagi aux nombreuses plaintes déposées par les victimes de Ghali ?

Lire aussi : Polisario : le chef de la "gendarmerie" du Front tué

Bourita a indiqué que lorsque l’Espagne a dû faire face au séparatisme catalan, le Maroc a été très clair au plus haut niveau. «Nous avons rejeté tout contact et toute interaction avec eux tout en informant nos partenaires (espagnols, NDLR). Quand ils (les Catalans, NDLR) ont demandé à être reçus, nous avons exigé la présence d’un représentant de l’ambassade d’Espagne», note Bourita qui ajoute que l’acte espagnol d’accueillir Brahim Ghali sur ses terres est «contraire à l’esprit de partenariat et de bon voisinage» qui lie les deux pays.

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