Vers un accord tripartite sur les fonds pétroliers en Cemac

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CEMAC : l’encours des titres a franchi les 14,6 milliards de dollarsLa Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). © DR
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Les discussions entre les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), les compagnies pétrolières et la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) semblent proches d’aboutir à un accord pour le rapatriement des fonds destinés à la réhabilitation des sites pétroliers, actuellement logés dans des banques commerciales européennes. Cet accord portant sur 28 points, a presque été finalisé. Seul un point fait encore débat. Il s’agit de la levée de l’immunité juridique de la BEAC, rapporte RFI.

Lors des précédentes réunions notamment à Paris et Washington, les protagonistes ont harmonisé leurs positions sur 27 des 28 clauses du projet d’accord. Mais les compagnies pétrolières campent sur leurs positions exigeant que la BEAC renonce à son immunité afin de garantir l’accès rapide et sécurisé aux fonds en cas de besoin.

Lire aussi : Cemac : une nouvelle stratégie pour dynamiser les partenariats public-privé

Selon la présidente de l’Union pétrolière gabonaise, Jacqueline Bignoumba Illogue, « les opérateurs doivent être assurés que les fonds seront disponibles au moment opportun ». Elle souligne également que les rendements offerts par les banques commerciales européennes sont plus attractifs que ceux de la banque centrale régionale.

Face à cette revendication, les ministres de la Cemac opposent une fin de non-recevoir. La levée de l’immunité de la BEAC est jugée inacceptable. Le ministre gabonais du Pétrole, Marcel Abéké, a tenu à rassurer les pétroliers : « Il ne s’agit pas d’un transfert à des fins budgétaires. Ces fonds seraient placés dans des comptes séquestres exclusivement dédiés à la réhabilitation ».

     Lire aussi : Cemac : la BEAC baisse son offre de liquidité

Pour lui, ce rapatriement va permettre aussi de renforcer la liquidité des banques locales, dans une région où le système financier demeure sous pression.

Les négociations se poursuivent par visioconférence. Tous espèrent parvenir à la signature d’un accord tripartite dans les plus brefs délais, pour sceller un compromis entre souveraineté régionale, transparence financière et sécurité des investissements.

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