Sénégal : le premier ministre attendu sur la dette et la vie chère

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Sénégal : Ahmadou Al Aminou Lô face au défi économiqueAhmadou Al Aminou, premier ministre sénégalais © DR
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Le premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Lô doit présenter ce mardi 8 septembre sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale. Nommé le 25 mai dernier, le chef du gouvernement doit exposer les principales orientations de son exécutif et préciser les mesures envisagées face aux difficultés économiques et sociales auxquelles le pays est confronté.

Dans un contexte marqué par une pression croissante sur le pouvoir d’achat, la question de la vie chère devrait occuper une place importante dans son intervention. Samedi, des centaines de personnes ont manifesté à Dakar contre la hausse du coût de la vie, sur fond de mobilisation qui se prolonge également sur les réseaux sociaux.

Le gouvernement est notamment attendu sur les mesures susceptibles de contenir les effets de l’inflation sur les ménages et de répondre aux revendications liées au niveau des prix. Le discours du premier ministre devrait ainsi permettre de préciser les priorités économiques de l’exécutif dans les prochains mois.

L’autre dossier majeur concerne la situation des finances publiques et, en particulier, le niveau de la dette. Celle-ci est évaluée à environ 132% du produit intérieur brut (PIB), selon les données évoquées dans le contexte de la déclaration de politique générale. Dakar négocie avec ses créanciers dans le cadre d’un plan visant à réaménager le poids du service de la dette et à desserrer la contrainte financière qui pèse sur l’État.

Lire aussi : Sénégal : le Pastef veut des clarifications sur la dette sénégalaise

Un test politique

Ahmadou Al Aminou Lô devrait également revenir sur l’accord de principe portant sur un financement de plus de deux milliards de dollars auprès du Fonds monétaire international (FMI). L’utilisation de ces ressources et les contreparties associées aux mesures d’assainissement budgétaire figurent parmi les principales interrogations auxquelles le gouvernement devra répondre.

La déclaration de politique générale, qui devrait durer plus d’une heure, sera suivie d’un débat parlementaire. Le premier ministre pourra ensuite solliciter un vote de confiance, une éventualité politiquement sensible compte tenu des rapports de force au sein de l’hémicycle.

L’Assemblée nationale est dominée par le Pastef, formation associée à Ousmane Sonko, président du Parlement et figure majeure du pouvoir sénégalais. Des divergences sont apparues entre ce dernier et le président Bassirou Diomaye Faye sur plusieurs orientations de l’exécutif. Dans ce contexte, la déclaration d’Ahmadou Al Aminou Lô constitue autant un exercice institutionnel qu’un test politique pour le gouvernement.

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