Kenya : l’inflation atteint 6,6% en août, portée par la hausse des carburants
L’inflation annuelle au Kenya a légèrement accéléré en août pour atteindre 6,6%, contre 6,5% en juillet, selon les dernières données publiées lundi par le Bureau national des statistiques du Kenya (KNBS).
Cette nouvelle progression s’explique principalement par l’augmentation des prix des carburants, qui exerce à son tour une pression sur les coûts du transport ainsi que sur plusieurs dépenses courantes des ménages.
Le pétrole mondial au cœur des tensions
Le renchérissement des carburants intervient alors que les cours internationaux du pétrole connaissent une hausse, dans un contexte marqué par le conflit au Moyen-Orient. Selon le KNBS, cette situation contribue directement à renforcer les tensions inflationnistes dans l’économie kényane.
La progression ne se limite toutefois pas aux produits énergétiques. L’inflation sous-jacente, qui exclut notamment certaines composantes particulièrement volatiles, est passée de 3,2% en juillet à 3,4% en août. Cette évolution suggère que les pressions sur les prix commencent à s’étendre à d’autres secteurs de l’économie.
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Une inflation toujours dans la cible de la Banque centrale
Malgré cette accélération, l’inflation demeure dans la fourchette retenue par la Banque centrale du Kenya, comprise entre 2,5% et 7,5%. Elle reste néanmoins supérieure au point médian de cette fourchette et se maintient à un niveau relativement élevé pour le cinquième mois consécutif. Cette situation continue donc de faire l’objet d’une attention particulière de la part des autorités monétaires.
Les risques liés au pétrole restent sous surveillance
La Banque centrale du Kenya estime pour sa part que l’inflation devrait continuer à évoluer à l’intérieur de sa fourchette cible. Elle reste toutefois attentive à l’évolution des prix internationaux du pétrole, considérée comme l’un des principaux facteurs susceptibles d’alimenter de nouvelles tensions.
Cette vigilance intervient alors que les perspectives économiques mondiales restent marquées par un ralentissement de la croissance. Celle-ci devrait s’établir à 3% en 2026, contre 3,5% en 2025, selon les projections citées par l’institution.
Dans ce contexte, l’évolution des cours de l’énergie et ses répercussions sur les coûts de transport et les dépenses des ménages constituent un enjeu important pour la trajectoire de l’inflation au Kenya.