Niger : 49 migrants meurent de soif dans le désert après une panne mécanique
Un nouveau drame de la route s’est produit dans le nord du Niger. Selon un communiqué du gouvernorat d’Agadez publié jeudi 4 juin sur les réseaux sociaux, 49 ressortissants nigériens ont péri de déshydratation dans le désert, à la suite d’une panne de leur véhicule.
Les victimes avaient quitté la localité malienne de Harouba, zone réputée pour ses sites d’orpaillage artisanal, dans l’intention de regagner leur foyer pour célébrer la fête de l’Aïd. Leur camion s’est égaré puis est tombé en panne après plusieurs jours de route en territoire désertique, exposé à des températures extrêmes et à l’absence totale de points d’eau.
L’alerte a été donnée par deux passagers qui ont réussi à rejoindre à pied la localité d’Assamaka, après avoir parcouru plusieurs dizaines de kilomètres. Les autorités locales ont immédiatement dépêché une équipe sur les lieux, laquelle a découvert les 49 corps sans vie. Les dépouilles ont été inhumées sur place.
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Le coût humain de la migration
Au cours de son retour, la délégation est tombée sur un second véhicule immobilisé depuis trois jours. Soixante passagers, cette fois encore en détresse, ont pu être secourus.
Le gouvernorat d’Agadez souligne que cette tragédie « rappelle le coût humain des déplacements à travers l’un des environnements les plus hostiles de la planète ». La région, point de passage majeur pour les migrants tentant de rejoindre l’Europe, est régulièrement le théâtre de drames similaires liés aux pannes, à l’isolement et aux conditions climatiques extrêmes.