Côte d’Ivoire : les fortes pluies font plus d’une dizaine de morts à Abidjan
Les fortes précipitations qui s’abattent sur Abidjan, en Côte d’Ivoire, depuis le week-end ont provoqué d’importants dégâts humains et matériels. Plus d’une dizaine de personnes ont perdu la vie dans les communes d’Attécoubé et de Yopougon, a annoncé lundi 29 juin la ministre ivoirienne de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, Myss Belmonde Dogo.
« Les conséquences de la pluie continue qui s’est abattue sur Abidjan et ses environs depuis la nuit du 27 juin commencent à se faire savoir », a indiqué la ministre dans une publication sur les réseaux sociaux. Elle a précisé que plusieurs décès avaient été enregistrés, dont neuf personnes appartenant à une même famille.
Le drame le plus meurtrier s’est produit dans le quartier précaire de Mossikro, situé dans la commune d’Attécoubé. Un glissement de terrain provoqué par les pluies a emporté plusieurs habitations, causant la mort de neuf personnes. Cinq autres habitants ont été évacués vers des structures sanitaires pour recevoir des soins.
Au-delà des pertes humaines, les intempéries ont également paralysé plusieurs secteurs de la capitale économique ivoirienne. Des quartiers et des axes routiers ont été touchés par les inondations, tandis que des dégâts matériels ont été signalés, notamment des effondrements, des chutes d’arbres, des pans de clôtures détruits ainsi que des poteaux tombés sur la voie publique.
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Une vulnérabilité persistante
Les services météorologiques avaient placé le district autonome d’Abidjan en vigilance orange, en raison d’un risque élevé d’inondations lié aux fortes pluies annoncées lundi. Les autorités appellent les populations à la prudence, particulièrement dans les zones exposées aux glissements de terrain et aux accumulations d’eau.
Ces épisodes pluvieux rappellent la vulnérabilité persistante de plusieurs quartiers d’Abidjan face aux phénomènes climatiques extrêmes. Les zones d’habitat précaire, souvent installées sur des terrains fragiles ou exposés, sont particulièrement affectées lors des périodes de fortes précipitations.
L’année précédente, à la même période, les pluies avaient déjà causé d’importantes pertes dans le pays. Selon les données de l’Office national de la protection civile (ONPC), les intempéries de 2025 avaient entraîné la mort de 18 personnes, l’inondation de 79 habitations et des dommages sur 47 infrastructures publiques.