Marchés africains : le potentiel reste immense

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Adesina Akinwumi, président de la BADAdesina Akinwumi, président de la BAD, lors du Africa Investment Forum d'Abidjan le 4 novembre 2022 © DR
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Malgré les adversités, le continent africain dispose d’énormes potentialités et reste une destination attractive pour les investisseurs. Pas moins de 31 milliards de dollars d’intérêts d’investissements ont été annoncés lors de l’Africa Investment Forum à Abidjan la semaine dernière. Depuis sa création en 2018, la plateforme a mobilisé plus de 100 milliards de dollars d’intérêts d’investissement.

Pandémie, guerre en Ukraine, inflation, remontée des taux d’intérêt, crise alimentaire… Les pays africains doivent composer avec une multiplication de chocs dans une période très courte. Néanmoins, malgré les adversités, le continent africain dispose d’énormes potentialités et reste une destination attractive pour les investisseurs. Pas moins de 31 milliards de dollars d’intérêts d’investissements ont été annoncés lors de l’Africa Investment Forum à Abidjan la semaine dernière.

Depuis sa création en 2018, la plateforme Africa Investment Forum promue par la BAD, Africa 50, Afreximbank, la Société financière africaine, la Banque de développement de l’Afrique australe, la BEI, la BID et la Banque du commerce et du développement d’Afrique de l’Est a mobilisé plus de 100 milliards de dollars d’intérêts d’investissement.

Lire aussi : Les réserves de change sous pression

 

Des bases solides dans un environnement compliqué

La succession des crises a compromis la croissance soutenue du continent depuis plus de deux décennies et renforce la menace de la crise alimentaire dans de nombreux pays. Toutefois, le discours qui tend à marginaliser l’Afrique doit changer, ont plaidé les dirigeants. Pour Adesina Akinwumi, président de la BAD, «Malgré les défis, nous n’avons pas peur, et nous n’avons ni désespéré ni perdu espoir. Nous sommes enthousiastes et déterminés à atteindre un objectif collectif… accélérer la conclusion de transactions pour transformer l’Afrique et son paysage d’investissement».

L’Afrique abritera un quart de la population mondiale d’ici 2050, qui plus est, une population majoritairement jeune. Le continent recèle 65% des terres arables non exploitées du monde, des minéraux dont certains (cobalt, lithium) sont indispensables pour la production de batteries, et est leader mondial pour certains produits agricoles (cacao, café, coton, huiles essentielles, acajou). Par ailleurs, avec la Zone de libre-échange continentale qui progresse, le potentiel du continent dans l’économie mondiale augmente. Représentant un marché de 1,3 milliard de consommateurs, la Zlecaf devrait rendre le continent plus compétitif à l’échelle mondiale pour les investissements étrangers directs et libérer les flux commerciaux, a relevé Wamkele Mene, secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine. Depuis l’entrée en vigueur de l’accord, certains coûts des transactions auraient déjà baissé, révèle-t-il.

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