Afrique : les banques françaises sont-elles de retour ?

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Afrique : les banques françaises se retirent laissant place à l'essor des banques marocainesImage d’illustration © DR
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En Afrique, les banques françaises pourraient tenter un retour progressif après avoir largement réduit leur présence sur le continent en une quinzaine d’années. A Paris, cette perspective a été relancée fin avril 2026 à l’approche du sommet Afrique-France prévu à Nairobi, au Kenya, alors que l’exécutif français cherche à réactiver ses leviers économiques dans plusieurs pays africains.

Le sujet dépasse le seul cadre hexagonal. Le recul des grands groupes français s’est produit au moment où des acteurs africains ont renforcé leurs positions, notamment en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, dans des espaces suivis de près par la CEDEAO, la CEMAC, la Banque africaine de développement et l’Union africaine. La question n’est donc pas seulement de savoir si un retour est possible, mais dans quelles conditions il pourrait s’inscrire dans un paysage bancaire profondément recomposé.

Pourquoi les banques françaises regardent de nouveau l’Afrique

Le constat posé à Paris est celui d’un effacement rapide. En quinze ans, plusieurs établissements tricolores ont cédé leurs filiales africaines ou réduit fortement leurs ambitions, sous l’effet combiné de règles prudentielles plus strictes, d’exigences accrues en matière de conformité et d’une rentabilité jugée insuffisante dans certains marchés. A cela s’est ajoutée une concurrence plus vive de groupes panafricains, souvent mieux implantés localement et plus à l’aise sur des segments comme la banque de détail, le financement des PME et les services numériques.

Les réserves d’or gagnent du terrain dans les banques centrales africaines

Dans ce contexte, l’idée d’un retour ne renvoie pas forcément à la reconstitution des anciens réseaux. Elle pourrait plutôt prendre la forme de partenariats, de financement du commerce, de banque d’investissement ou d’appui à de grands projets d’infrastructure, d’énergie et de logistique. Ces besoins restent importants sur le continent, où les déficits de financement demeurent élevés, tandis que plusieurs Etats cherchent à mobiliser davantage de capitaux privés aux côtés des bailleurs publics et des institutions régionales.

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