Mali : le FMI annonce un financement d’urgence de 120 millions de dollars

Temps de lecture :
la délégation malienne aux Réunions du Printemps 2024 du Fonds Monétaire International (FMI)la délégation malienne aux Réunions du Printemps 2024 du Fonds Monétaire International (FMI)©.Dr
A A A A A

Le Fonds Monétaire International a annoncé l’octroi d’un prêt de 120 millions de dollars à l’Etat malien dans la cadre du financement d’urgence au titre du guichet « chocs exogènes » de la facilité de crédit rapide (FCR), rapporte un communiqué.

Cette décision intervient, à l’issue de la visite d’une équipe du FMI, dirigée par Wenjie Chen à Bamako du 21 au 26 avril 2024. Cette rencontre a permis de trouver un accord entre l’équipe du FMI et les autorités maliennes pour un prêt au titre du guichet « chocs exogènes » de la facilité de crédit rapide. Elle fait suite à celle tenue à Washington, où des entretiens ont eu lieu à l’occasion des réunions du printemps, précise le texte. Le communiqué ajoute que les entretiens ont essentiellement portés sur les perspectives économiques, la politique macroéconomique, et les mesures possibles pour faire face au besoin urgente de financement de la balance des paiements, notamment l’octroi du financement du FMI.

Lire aussi : FMI : le ratio dette publique/PIB en Afrique subsaharienne devrait tomber à 56,8% en 2025 contre 60,1% en 2023

Ainsi, le Mali recevra environ 120 millions de dollars, sous réserve d’approbation par l’équipe dirigeante et le Conseil d’Administration du FMI.

Selon la même source, les discussions sur les mesures visant à combler le déficit immédiat et urgent de la balance des paiements du Mali résultant de chocs exogènes ont porté sur le plan de réponse d’urgence du gouvernement. L’aide financière potentielle du FMI soutiendrait la fourniture de nourriture et des transferts monétaires ciblés aux personnes confrontées à une insécurité alimentaire aiguë dans les régions du Centre et du Nord. Le décaissement couvrirait également des dépenses pour l’éducation, les abris, les articles non alimentaires et l’accès à l’eau potable, à la santé et aux installations sanitaires.

Lire aussi : FMI : l’Afrique du Sud devient la première puissance économique du continent en 2024

Le texte rappelle que le déficit budgétaire du gouvernement, estimé à 3,9% du PIB de 2023, reflète en grande partie les dépenses de sécurité, les salaires publics et la facture d’intérêt. Ensemble, ils consomment plus des trois quarts des recettes fiscales et risquent d’évincer les dépenses favorables à la croissance pour le filet de sécurité sociale et l’investissement. L’absence persistante de soutien budgétaire extérieur, combinée à des conditions de financement plus strictes dans l’ensemble de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a augmenté les coûts d’emprunt et créé une contraction des financements. Les ressources mobilisées par le Mali sur le marché financier régional ont été inférieures aux attentes en 2023

« Les perspectives à court terme sont incertaines et sujettes à d’importants risques baissiers. La croissance du PIB réel devrait ralentir à 3.8 % en 2024, en raison de graves pannes d’électricité, des effets négatifs du départ de MINUSMA sur le secteur tertiaire, une baisse dans la production d’or et de l’incertitude entourant le report des élections et la sortie de la CEDEAO, mais devrait revenir à 4,4 % en 2025 », a souligné Wenjie Chen.

Recommandé pour vous

RDC : l’or d’Ituri massivement détourné vers l’Ouganda, selon l’ONU

L'ONU alerte sur une forte hausse de la contrebande d’or d’Ituri (RDC) vers l’Ouganda en 2025, révélée par des écarts d’exportations avec une possible implication de groupes armés.

Kenya : un potentiel de 1,6 milliard de dollars d’exportations d’ici 2030

Le Kenya pourrait gagner 1,6 milliard de dollars d'exportations intra-africaines d'ici 2030, à condition d'accélérer les réformes liées au commerce et à la ZLECAf.

Énergies vertes : l’Afrique et l’Europe cherchent un nouveau pacte industriel

L’Afrique et l’Europe misent sur les énergies vertes pour renforcer leur autonomie malgré des incertitudes réglementaires et financières freinant leurs ambitions.

Côte d’Ivoire : 53 millions $ attendus pour soutenir la mine Doropo

En Côte d’Ivoire, Resolute attend 53 millions $ pour soutenir la mine Doropo. Ce que cela change pour le projet aurifère et le secteur minier.

Tunisie : les dépenses estivales pèsent lourd sur les ménages

En Tunisie, l’été 2026 rime avec pression sur le budget des ménages. Hausse des factures, alimentation, loisirs et vacances scolaires multiplient les charges.

L’Éthiopie s’impose parmi les plus grands producteurs mondiaux de blé

L’Éthiopie atteint 33 millions de tonnes de blé et devient le 7e producteur mondial. Une avancée majeure pour sa souveraineté alimentaire et l’agriculture africaine.
pub