Gazoduc Maroc-Nigeria : les russes ne font pas partie des investisseurs

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Pourquoi le secteur gazier marocain attire-t-il les investisseurs ?Gazoduc Maghreb-Europe © DR
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La société « Russian united metlurgical company » (RUMC) a démenti les récents propos de Abdullahi Shehu, ambassadeur nigérian en Russie, au sujet de sa contribution présumée au projet du gazoduc Maroc-Nigeria (GMN). Dans un communiqué de presse publié en début de semaine sur Sputnik, la société russe a précisé que «sa participation en tant qu’investisseur dans ce projet n’est pas envisagée».

Ce démenti intervient en réponse à une déclaration de Abdullahi Shehu, relayée par le média russe, RIA Novosti. Dans cette déclaration, le Nigérian a avancé que la société russe RUMC «est déjà impliquée dans ce projet, et qu’elle fait partie de ses principaux investisseurs».

Par ailleurs, pour le reste du continent africain, ce projet de GMN attire plusieurs pays voisins du Nigeria, car, grâce à ce pipeline, ils auront facilement accès au gaz. Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a quant à lui indiqué «que l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni devraient investir dans ce projet afin d’acheminer le gaz du Nigeria jusqu’en Europe en passant par le Maroc». Selon lui, il faut miser sur «un partenariat à long terme», tout en évitant toutes «incohérences et contradictions dans la politique énergétique verte du Royaume-Uni et de l’UE».

Pour rappel, le premier accord entre le Maroc et le Nigeria concernant ce chantier a été signé en 2016. Pour le moment, ce projet est toujours en phase d’étude. La société australienne Worley Parsons vient d’ailleurs d’obtenir le contrat de fourniture des études de conception et d’ingénierie pour la deuxième phase d’avant-projet. Le démarrage des travaux de construction du projet gazoduc Maroc-Nigeria (GMN) est toujours prévu pour mai 2023.

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