France-Algérie : le retour de l’ambassadeur marque un apaisement

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France-Algérie : le retour de l’ambassadeur marque un apaisementDrapeaux de la France et de l'Algérie © DR
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La relation entre Paris et Alger amorce une phase de décrispation. La France a officialisé le retour de son ambassadeur en Algérie, un geste diplomatique fort qui accompagne une visite ministérielle destinée à relancer les échanges bilatéraux, après près de deux années de tensions.

Le déplacement de la ministre déléguée aux Armées et aux Anciens combattants, Alice Rufo, s’est ouvert à Sétif, un lieu chargé d’histoire. Cette ville de l’est algérien, comme Guelma et Kherrata, reste associée aux événements tragiques du 8 mai 1945, lorsque des manifestations indépendantistes furent violemment réprimées. La visite a donné lieu à une cérémonie de recueillement, marquée par un hommage à Bouzid Saâl, figure symbolique de ces événements.

Ce geste mémoriel s’inscrit dans une volonté affichée de reconnaître les blessures du passé afin de bâtir une relation plus sereine. Paris insiste sur la nécessité d’aborder l’histoire avec lucidité pour ouvrir la voie à un partenariat renouvelé.

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Un climat diplomatique en amélioration

Après cette étape symbolique, la délégation française s’est rendue à Alger pour poursuivre les discussions avec les autorités locales. L’objectif est de reconstruire un dialogue fluide et consolider les bases d’une coopération durable.

La crise entre les deux pays avait éclaté à l’été 2024, notamment après le soutien de la France au plan d’autonomie marocain pour le Sahara, provoquant une vive réaction d’Alger. Cette période a été marquée par des rappels d’ambassadeurs, des expulsions de diplomates et plusieurs différends judiciaires.

Depuis quelques mois, les signaux d’apaisement se multiplient. Les échanges politiques ont repris, et plusieurs visites officielles ont contribué à relancer les contacts. Toutefois, certains dossiers sensibles demeurent, notamment celui du journaliste Christophe Gleizes, toujours au cœur des préoccupations françaises.

Malgré ces points de friction, ce retour diplomatique laisse entrevoir une volonté commune de tourner la page et de rétablir une relation plus constructive.

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