Cap-Vert : 3 patients du MV Hondius évacués pour hantavirus
Au Cap-Vert, trois personnes présentes à bord du navire de croisière MV Hondius doivent être évacuées à Praia après des suspicions de hantavirus, alors que le bâtiment, battant pavillon néerlandais, est immobilisé au large de la capitale depuis plusieurs jours. Les autorités sanitaires ont précisé que les patients seront débarqués puis transférés par ambulance vers l’aéroport, afin d’être évacués hors du pays.
Le paquebot transporte près de 150 personnes, passagers et membres d’équipage confondus. Selon le dernier bilan communiqué par les organisations sanitaires mobilisées, trois décès ont déjà été signalés à bord et plusieurs contaminations ou cas suspects ont été recensés, ce qui a conduit les autorités cap-verdiennes à préparer une zone d’isolement et un dispositif de prise en charge en cas de nouveaux malades.
Le Cap-Vert organise la réponse au hantavirus du MV Hondius
Les trois personnes concernées par cette évacuation sont décrites comme deux membres d’équipage présentant des symptômes, mais dans un état jugé stable, ainsi qu’une personne identifiée comme cas contact ayant développé une légère fièvre. Cette opération doit permettre au navire de reprendre la mer en direction des îles Canaries, en Espagne, où une arrivée est annoncée dans un délai de trois à quatre jours, sous réserve des décisions finales des autorités portuaires et sanitaires.
Le MV Hondius avait quitté l’Argentine le 1er avril pour une croisière dans l’Atlantique sud et devait notamment faire escale en Antarctique et aux îles Malouines. Son itinéraire a été bouleversé après l’apparition du foyer infectieux. Le suivi de la situation implique plusieurs pays, dont le Cap-Vert, l’Espagne, les Pays-Bas et la Suisse, où un nouveau cas lié au navire a également été confirmé. Cette dimension transfrontalière rappelle les défis de coordination sanitaire dans les espaces maritimes reliant l’Afrique, l’Europe et l’Amérique du Sud.
Hantavirus : le navire de croisière touché accostera aux îles Canaries
Dans ce dossier, l’archipel joue un rôle de plateforme d’urgence plus que de destination sanitaire finale. Le pays, membre de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a activé des mesures de précaution pour éviter une propagation locale, tout en facilitant une évacuation médicale rapide. A l’échelle continentale, cet épisode souligne la nécessité pour les États africains côtiers de disposer de protocoles adaptés face aux risques infectieux importés par voie maritime, en lien avec les recommandations internationales de surveillance, d’isolement et de transfert des cas. Les autorités cap-verdiennes n’ont, à ce stade, pas signalé de transmission sur leur territoire, mais maintiennent une vigilance renforcée autour du hantavirus et du passage du navire.