Côte d’Ivoire : un partenariat pour la transformation des coques de noix de cajou

Temps de lecture :
La Côte d’Ivoire signe un partenariat pour transformer les coques de noix de cajouImage illustrant le traitement de noix de cajou © DR
A A A A A

La Côte d’Ivoire cherche à renforcer le secteur de la transformation en attirant de nouveaux investisseurs. C’est dans ce sens que la société ivoirienne Foods’co SA, spécialisée dans la transformation de noix de cajou, a signé une convention de partenariat avec la société belge Bio Invest pour un montant de 2 milliards FCFA (3,4 millions de dollars).

L’objectif de ce projet est de transformer les coques de noix de cajou, un sous-produit jusqu’ici peu valorisé, en produits à haute valeur ajoutée. L’usine permettra notamment d’extraire le liquide de coque de noix de cajou (CNSL), une huile utilisée dans diverses applications industrielles, ainsi que de produire du charbon de coques.

Selon Tahirou Sanogo, PDG de Foods’co SA, cette initiative vise également la protection de l’environnement. « Ce projet nous permettra d’économiser, d’éviter la coupe d’arbres et de contribuer à la préservation de nos forêts », a-t-il affirmé.

Lire aussi : La BRVM veut passer à la vitesse supérieure en 2025

Bien que la capacité de production et la date de lancement des travaux ne soient pas encore connues, cette unité arrive à un moment stratégique. La Côte d’Ivoire, premier producteur africain de noix de cajou, ambitionne de transformer 50% de sa récolte estimée à 1,3 million de tonnes en 2025. Les industriels ont déjà acquis 650.000 tonnes, signalant un tournant vers une transformation locale accrue.

Avec une transformation en hausse, la production de coques augmente également, rendant ce projet opportun. L’entrée en service de cette unité contribuera à renforcer la chaîne de valeur de la filière, tout en créant de nouvelles opportunités économiques et écologiques.

En 2023, la filière cajou a généré 756 milliards de FCFA (1,3 milliard de dollars) de recettes à l’exportation, confirmant ainsi son rôle stratégique dans l’économie nationale.

Recommandé pour vous

UE-Afrique : le cacao révèle les fragilités des échanges agroalimentaires au premier semestre 2026

Au 1er semestre 2026, les échanges agroalimentaires UE-Afrique évoluent en ordre dispersé : recul du cacao, Maroc en tête des débouchés africains et progression de l’Égypte.

Sénégal : le Pastef veut des clarifications sur la dette sénégalaise

Après l’accord avec le FMI, le Pastef exige plus de transparence sur la dette sénégalaise et ses effets possibles sur les ménages. A lire.

Ouganda : la production pétrolière attendue d’ici fin 2026

L’Ouganda annonce le lancement de sa production pétrolière d’ici fin 2026, avec 40.000 barils/jour à terme, malgré les critiques environnementales et sociales.

Tabac : l’Afrique renforce sa place sur le marché mondial

La production africaine de tabac gagne du terrain sur le marché mondial, malgré une baisse générale de la production à l’échelle internationale.

FMI-Sénégal : un accord de 2,2 milliards de dollar

Ledit programme s’étalera sur 36 mois et envisage une enveloppe d’environ 2,2 milliards de dollars, équivalente à 1,537 milliard de droits de tirage spéciaux (DTS).

Nigeria : Ventures Platform mobilise 84 millions de dollars pour les start-up africaines

Ventures Platform boucle un fonds de 84 millions de dollars pour financer les start-up africaines, avec une priorité à la fintech, l’IA, la santé, l’agritech et l’edtech.
pub