Afreximbank vole au secours de la raffinerie Dangote

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Afreximbank vole au secours de la raffinerie DangoteLa méga-raffinerie du milliardaire Aliko Dangote, dans la zone franche de Lekki, au Nigeria © DR
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La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a annoncé l’octroi d’une facilité de financement de 1,35 milliard de dollars destinée au refinancement de la dette de la gigantesque raffinerie et du complexe pétrochimique d’Aliko Dangote. Cette aide s’inscrit dans un accord syndiqué plus large, d’un montant total de 4 milliards de dollars, conclu avec Dangote Industries Limited (DIL), le plus grand conglomérat industriel du continent.

Afreximbank, en tant qu’arrangeur principal mandaté, s’impose comme le pilier central de cette opération financière. Cette intervention vise à soulager la pression financière qui pèse sur le groupe Dangote, confronté à un lourd endettement, à une rentabilité incertaine et à des échéances critiques, notamment 2 milliards de dollars de dette syndiquée senior et 1,65 milliard de prêts intra-groupe exigibles à court terme.

Un nouveau souffle pour la raffinerie la plus ambitieuse d’Afrique

Inaugurée en janvier 2024, la raffinerie Dangote, la plus grande au monde en configuration à train unique avec une capacité de 650.000 barils par jour, représente un projet phare pour le continent. Toutefois, ses premières années d’exploitation ont été entachées par des défis financiers majeurs, poussant l’agence Fitch Ratings à retirer ses notations du groupe début 2025.

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Le financement apporté par Afreximbank permet non seulement de redresser le bilan de Dangote Industries Limited, mais aussi de sécuriser l’approvisionnement en brut et la distribution des produits raffinés, éléments essentiels à la pérennité du projet. Cette initiative, saluée par Aliko Dangote comme « un pas décisif vers l’industrialisation africaine portée par les Africains », illustre l’engagement d’Afreximbank à soutenir des champions industriels continentaux.

Le président de la banque, Benedict Oramah, a souligné l’importance d’un financement endogène pour bâtir un développement économique durable en Afrique. Cet accord pourrait marquer un tournant dans la confiance des marchés vis-à-vis du conglomérat nigérian.

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