RDC : vers une grave crise institutionnelle ?

Temps de lecture :
parlement rdc
A A A A A

Des incidents ont éclaté lundi dans l’enceinte du Parlement à Kinshasa au lendemain de l’annonce par le chef de l’État congolais de la fin de la coalition au pouvoir. Tout le mobilier de la tribune – tables et chaises – a en effet été cassé, ont constaté des journalistes sur place.



Le président Tshisekedi a annoncé dimanche la fin de la coalition au pouvoir qu’il formait avec la majorité parlementaire de son prédécesseur Joseph Kabila. Le chef de l’État a ajouté qu’il souhaitait rechercher une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale, faute de quoi il se réservait la possibilité de dissoudre la chambre basse.



Selon le Front commun pour le Congo (FCC) de Kabila, les décisions «unilatérales» du chef de l’État «violent gravement la Constitution». Le FCC rappelle qu’il avait «une majorité absolue issue des élections de 338 députés sur 500» début 2019 après le scrutin de décembre 2018 et l’accord de coalition.



La République démocratique du Congo «ne peut pas se permettre une crise institutionnelle grave», a affirmé lundi devant le Conseil de sécurité l’émissaire de l’ONU pour ce pays, Leila Zerrougui, en mettant en garde contre les conséquences du conflit actuel s’il devait durer.


Recommandé pour vous

Afrique du Sud : Pretoria vise 3% de croissance annuelle pour soutenir l’emploi

L’Afrique du Sud vise 3% de croissance annuelle d’ici 2030 pour créer un million d’emplois, en misant sur les infrastructures, les mines, le tourisme et l’agriculture.

Transparence budgétaire

16 gouvernements africains respectent les exigences minimales du Fiscal Transparency Report 2026. Neuf progressent quand 27 autres avancent trop lentement.

Kenya : un hélicoptère s’écrase avec plusieurs passagers à bord

Un hélicoptère s'est écrasé mercredi matin sur le mont Ololokwe, dans le nord du Kenya, alors qu'il effectuait une liaison touristique au départ de Loisaba Ewasonyiro.

Tunisie : le blé dur fixé à 170 dinars le quintal

Tunis a aussi arrêté les tarifs du blé tendre, de l’orge et du triticale afin de soutenir les producteurs et d’assurer la disponibilité des semences avant les semis.

Orpaillage illégal en Côte d’Ivoire : pourquoi la répression peine à tarir les filières clandestines ?

Malgré 8.500 sites démantelés, l’orpaillage illégal résiste en Côte d’Ivoire. Derrière les mineurs, financeurs, acteurs locaux et réseaux transfrontaliers structurent la filière.

RDC : l’épidémie d’Ebola progresse et inquiète de plus en plus

Près de 5.000 cas et 2.300 morts ont été recensés, tandis que l’insécurité, l’accès limité aux zones touchées et la défiance de certaines communautés compliquent la riposte.
pub

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Poster commentaire