Libye : la production de pétrole va reprendre dans l’est du pays

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La Libye prépare un forum énergétique avec les Etats-UnisLa Compagnie nationale de pétrole de Libye regrette «le début d'une douloureuse vague de fermetures» d'installations pétrolières. © DR
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Les autorités de l’est de la Libye ont annoncé, à travers un communiqué publié sur le réseau social, Facebook, que la production et l’exportation du pétrole dans cette partie du pays va reprendre.  Dans le texte, ces dernières mentionnent que «l’état de force majeure sur tous les gisements et terminaux pétroliers» est levé, et «la reprise de la production et des exportations» actée, a rapporté RFI.

Depuis le 26 août, la production et l’exportation du pétrole dans l’est du pays a été interrompue. La décision de reprendre les transactions de la part du gouvernement est soutenue par le maréchal Khalifa Haftar. Selon le communiqué, elle est intervenue à la suite des efforts de médiations  «couronnés de succès» pour sortir de la crise qui s’est nouée autour de la direction de la Banque centrale libyenne (BCL). Elle a débuté au mois d’août dernier, quand le gouvernement de Tripoli, reconnu par l’ONU, a pris le contrôle de la BCL. Il avait ensuite remplacé le gouverneur de l’époque qu’il considérait comme trop favorable au clan Haftar.

Depuis août, la production est divisée de moitié

Depuis le début du blocus, la production quotidienne de pétrole en Libye a été réduite de moitié. En réponse, les autorités de l’est du pays ont décidé de bloquer les principales infrastructures pétrolières, une mesure radicale compte tenu de l’importance des hydrocarbures pour les revenus fiscaux, qui en dépendent presque entièrement.

Il a fallu plus d’un mois pour résoudre le conflit concernant la Banque centrale libyenne (BCL), une institution cruciale chargée de redistribuer les recettes des exportations pétrolières. La situation s’est dénouée la semaine dernière, avec un accord entre les deux gouvernements rivaux sur la nomination de Naji Issa à la tête de la banque centrale, un choix qui a été officialisé mercredi. Cet accord a été facilité par les pressions exercées par l’ONU et plusieurs pays occidentaux pour trouver une solution à la crise.

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