Afrique australe : la SADC appelle à des solutions de financement innovantes pour une sécurité de l’eau résiliente au changement climatique

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Afrique australe : la SADC appelle à des solutions de financement innovantes pour une sécurité de l'eau résiliente au changement climatiqueImage d’illustration. © DR
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Les 13 États membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont appelé, mardi à Pretoria, à la création d’une Facilité internationale d’investissement mixte comme plateforme pour des solutions de financement innovantes pour une sécurité de l’eau résiliente au changement climatique. Ceux-ci ont élaboré une approche régionale coordonnée pour l’investissement dans l’eau résiliente au changement climatique, dans le cadre du Programme régional d’investissement «Système d’observation du cycle hydrologique résilient au changement climatique, qui est financé par le Fonds vert pour le climat.

«Nous devons créer des solutions de financement durables, en commençant par des obligations d’eau qui nous permettent de lever des fonds sans dépendre uniquement de subventions extérieures», ont déclaré des délégués. Et d’arguer que chaque État membre peut contribuer au remboursement de ces obligations, garantissant ainsi le succès à long terme du projet.

L’initiative, qui vise à renforcer la résilience climatique de la région en améliorant les systèmes de gestion de l’eau, devrait profiter à environ 140 millions de personnes dans la région de la SADC.

Les représentants des États membres de la Communauté, qui ont participé à une rencontre de lancement du programme en Afrique du Sud, ont reconnu la dépendance excessive de la région à l’égard des sources de financement extérieures, notamment les subventions et l’aide publique au développement, pour financer les systèmes d’information hydro-climatique et de surveillance hydrologique.

Lire aussi : Réveillons l’eau

Combler le déficit d’investissement dans l’eau

Cette dépendance souligne le besoin urgent de solutions de financement plus durables et plus innovantes, soulignent-ils, notant que la participation du secteur privé aux investissements dans le domaine de l’eau résiliente au changement climatique reste limitée. Ceci est dû aux risques perçus, aux longues périodes de remboursement et aux difficultés à prévoir les retours sur investissement.

Patrice Kabeya, responsable principal du programme Eau au secrétariat de la SADC, soutient que les obligations d’eau sont essentielles pour garantir des investissements à long terme dans la durabilité et les infrastructures de l’eau. Celles-ci sont vitales pour la santé publique, la croissance économique et la protection de l’environnement.

Pour sa part, Billy Katontoka, responsable au sein du ministère zambien de l’Économie verte et de l’Environnement, a expliqué la nécessité d’examiner diverses options d’instruments de financement mixtes. Il s’agit, entre autres, des fonds de résilience climatique et de sécurité hydrique, des obligations à impact sur l’eau, des obligations vertes pour les infrastructures hydrauliques et des obligations de résilience.

«Nous devons envisager le développement de modèles de financement mixte, qui combinent financements publics et privés avec des financements concessionnels pour réduire les risques d’investissement pour le secteur privé», a-t-il déclaré.

L’initiative de la SADC fait partie du Programme d’investissement dans l’eau en Afrique (AIP), adopté par le Sommet des chefs d’État de l’Union africaine en 2021. L’objectif du programme est de combler le déficit d’investissement dans l’eau, d’améliorer la résilience climatique et de promouvoir un assainissement durable pour une Afrique prospère et pacifique.

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