L’or atteint un nouveau record historique à plus de 2.440 dollars/oz

Temps de lecture :
Pékin reporte au 29 juillet 2026 le rachat d’Allied Gold par ZijinL’Or Illustration .© DR
A A A A A

L’once d’or (Ndlr, 1 once d’or équivaut à 28,3495 g) s’est négociée à 2.440,59 dollars sur les marchés asiatiques, ce qui est un nouveau record. Le principal facteur derrière cette tendance haussière serait un regain d’optimisme concernant une réduction des taux directeurs par la Réserve fédérale américaine, certains traders anticipent même que cela survienne d’ici novembre prochain.

Ce qu’il faut comprendre est que la relation entre l’or et les taux d’intérêt présente traditionnellement une corrélation négative. Le prix de l’or a tendance à augmenter lorsque les taux d’intérêt baissent, et diminuer lorsque les taux augmentent. Une baisse des taux rend également les actions, les obligations d’État et d’autres investissements plus attrayants pour les investisseurs.

Lire aussi : Le Ghana proche d’abriter la plus grande mine d’or d’Afrique

Depuis plusieurs mois, le prix de l’once d’or continue à grimper et se rapproche du niveau de prévision des analystes de Goldman Sachs qui ont indiqué qu’il pourrait atteindre 2 .700 dollars avant la fin de l’année. Pour les plus optimistes, à l’instar de Citigroup, le métal précieux pourrait aller jusqu’à 3 .000 dollars dans les 6 à 18 prochains mois.

Si cette tendance haussière du prix du métal jaune s’inscrit sur la durée, cela pourrait représenter une bonne nouvelle pour plusieurs pays africains dont les économies sont fortement dépendantes de l’exploitation de cette matière première. Selon le rapport publié par Afreximbank, des pays comme le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Mali pourraient bénéficier de cette hausse des prix. Cependant, ce même rapport met en garde contre certains risques associés à un prix de l’or élevé.

Lire aussi : Ghana : une mine d’or génère 65 millions de dollars au premier trimestre

En effet, le document indique qu’elle pourrait aussi freiner la diversification économique, encourager l’exploitation minière illégale dans ces pays, ou encore conduire à l’apparition du «syndrome hollandais». Ce phénomène économique se produit lorsque les revenus élevés tirés d’une ressource naturelle, comme l’or, conduisent à une appréciation de la monnaie nationale, rendant les autres secteurs de l’économie moins compétitifs.

Recommandé pour vous

Inde-Afrique : New Delhi se tourne vers les producteurs africains d’engrais

Les perturbations autour du détroit d'Ormuz poussent l'Inde à revoir en profondeur ses circuits d'approvisionnement en engrais en se tournant vers le marché africain, dont le Maroc

Tanzanie : un programme de 231 millions de dollars pour développer le secteur laitier

La Tanzanie a lancé un programme de 231 millions de dollars destiné à développer son secteur laitier au cours des dix prochaines années, selon les données du ministère de l’Élevage

Commerce intra-africain : 77 milliards de dollars en jeu

Afreximbank estime à plus de 77 milliards de dollars le potentiel du commerce intra-africain inexploité entre manufactures, minerais et machines. Les détails.

La Guinée se retire du projet de monnaie unique de la CEDEAO

La Guinée renonce à intégrer l'Eco, préférant conserver le franc guinéen afin de préserver sa souveraineté économique et sa politique monétaire.

Kenya : l’inflation poursuit sa progression en juillet

Au Kenya, l'inflation a atteint 6,5% en juillet, portée par la hausse des prix alimentaires, tandis que les prix des carburants sont restés stables.

Afrique de l’Ouest : quand l’argent peine à financer l’économie

La BAD estime que l’Afrique de l’Ouest souffre moins d’un manque de capitaux que d’une mauvaise circulation des ressources, entre faible fiscalité et épargne mal orientée.
pub