Algérie : émotion après l’incendie mortel de l’orphelinat de Mohammadia
En Algérie, les funérailles des 11 victimes de l’incendie orphelinat de Mohammadia, dans la banlieue d’Alger, se sont tenues jeudi à Baraki, au sud-est de la capitale. Le premier ministre, entouré de plusieurs membres du gouvernement, a pris part à la cérémonie avant de rendre visite aux blessés hospitalisés, alors que le pays reste marqué par ce drame survenu dans un établissement accueillant des enfants.
Le bilan provisoire communiqué par les autorités fait état de 11 morts et de 19 blessés. L’origine du sinistre n’était pas encore établie au moment des obsèques. Selon les premiers éléments relayés par les services médicaux, plusieurs corps ont été gravement calcinés, ce qui impose des analyses ADN pour confirmer l’identité de certaines victimes. Le président Abdelmadjid Tebboune a indiqué que plusieurs enfants figurent parmi les personnes décédées.
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Les équipes de la Protection civile sont intervenues dès les premières heures de la matinée pour maîtriser les flammes et évacuer les occupants du bâtiment. Des habitants ont rapporté avoir entendu les cris des enfants pendant l’opération, tandis que les pompiers tentaient d’accéder à certaines pièces en découpant les barreaux métalliques de fenêtres. L’ampleur des dégâts et l’état des dépouilles ont compliqué l’identification des victimes, prolongeant le travail des autorités sanitaires et judiciaires.
Ce drame survient dans un contexte de chaleur extrême qui touche une large partie du nord de l’Algérie. Entre le 8 et le 15 juillet, la Protection civile a recensé 932 incendies dans cette zone du pays. Pour y faire face, plus de 19.000 agents ont été mobilisés, avec l’appui de 700 camions, de six hélicoptères et de douze avions bombardiers d’eau. Comme dans plusieurs régions d’Afrique du Nord, les feux se multiplient en été sous l’effet combiné de températures élevées, de la sécheresse et de la dégradation des conditions climatiques.
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Les autorités algériennes n’excluent pas que certains départs de feu aient une origine criminelle et ont annoncé plusieurs arrestations dans d’autres dossiers liés aux incendies. Pour l’heure, aucune conclusion officielle n’a été donnée sur les causes de la tragédie de Mohammadia.
Au-delà de l’émotion nationale, l’événement rappelle la vulnérabilité des structures d’accueil et des zones urbaines face aux sinistres en période de canicule, un enjeu qui concerne de nombreux pays du continent.