Ebola en RDC : l’OMS alerte sur une souche rare sans vaccin

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L’Ebola fait plus de 2 000 victimes en RImage d'illustration de soins lors d'une épidémie d'Ebola en RDC © DR
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En République démocratique du Congo, l’OMS a alerté samedi sur la gravité de la 17e épidémie d’Ebola, liée cette fois à la souche rare Bundibugyo. Le directeur général de l’organisation, en déplacement à Bunia, dans la province de l’Ituri, a indiqué qu’aucun vaccin ni traitement homologué n’est actuellement disponible contre cette variante, ce qui renforce l’urgence d’un dépistage rapide et de l’isolement des malades.

RDC : plus de 900 cas suspects d’Ebola recensés

Selon les autorités congolaises, 1.028 cas suspects ont été recensés, dont 225 confirmés. L’OMS examine parallèlement 223 décès suspects signalés dans le pays. Cette flambée, qui touche l’est de la RDC, intervient dans un contexte où les systèmes de santé restent fragiles et où les mesures de riposte doivent composer avec des tensions sociales locales et des difficultés d’accès aux soins.

Ebola en RDC : une riposte sous pression face à la souche Bundibugyo

La souche Bundibugyo est considérée comme rare parmi les variantes du virus. Son identification complique la réponse sanitaire, car les outils déjà utilisés lors d’autres flambées, notamment contre la souche Zaïre, ne peuvent pas être mobilisés de la même manière. Dans ce contexte, les autorités sanitaires insistent sur les gestes les plus immédiats : consulter dès l’apparition de symptômes, limiter les contacts et appliquer des protocoles stricts lors des prises en charge et des funérailles.

A Bunia, le chef de l’OMS a appelé les habitants à se rendre sans délai dans les centres de soins et à respecter les règles de sépultures sécurisées. Les corps des personnes décédées peuvent rester fortement contagieux, ce qui rend les enterrements traditionnels particulièrement sensibles en période d’épidémie. Cet aspect pose un défi majeur dans plusieurs régions d’Afrique, où les rites funéraires occupent une place centrale dans la vie communautaire et exigent une réponse fondée à la fois sur la santé publique et sur le dialogue avec les familles.

La situation dépasse déjà le seul cadre national. Au Brésil, les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête après le signalement d’un cas suspect concernant un homme ayant récemment séjourné en RDC, désormais placé à l’isolement dans l’Etat de São Paulo. Pour le continent africain, cette évolution rappelle l’importance d’une coordination étroite entre les Etats, l’Union africaine, les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies et les organisations régionales afin de renforcer la surveillance transfrontalière.

La RDC a déjà connu plusieurs flambées majeures ces dernières années, mais l’absence de vaccin disponible contre cette forme d’Ebola place la riposte dans une configuration plus incertaine, où la rapidité d’action, l’acceptation communautaire et la protection du personnel soignant deviennent déterminantes.

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