Botswana : le projet K.Hill, premier pas dans l’industrie du manganèse

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Drapeau du BotswanaDrapeau du Botswana © DR
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Le Botswana pourrait bientôt rejoindre le cercle des producteurs africains de manganèse grâce au projet K.Hill, porté par la compagnie canadienne Giyani Metals. Dans une étude de faisabilité définitive publiée le 28 mai, l’entreprise confirme la viabilité du gisement sur une durée de vie estimée à 25 ans, ouvrant la voie à la phase de construction.

Métal essentiel à la sidérurgie et de plus en plus recherché pour certaines applications liées aux batteries, le manganèse reste dominé par l’Afrique sur le plan mondial, avec l’Afrique du Sud, le Gabon et le Ghana en tête de la production. Le Botswana, qui ne produit pas encore ce minerai, ambitionne ainsi d’entrer sur un marché porté par la demande industrielle et par la montée en puissance des besoins liés aux véhicules électriques et au stockage d’énergie.

Selon l’étude, K.Hill pourrait produire, sur toute sa durée de vie, 1,5 million de tonnes de sulfate de manganèse monohydraté de haute pureté (HPMSM) et 99.000 tonnes d’oxyde de manganèse de haute pureté (HPMO). Le projet requiert un investissement initial évalué à 535 millions de dollars, pour une valeur actuelle nette après impôts de 481,5 millions de dollars et un taux de rendement interne de 20,3%.

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Botswana, une stratégie de diversification

Au-delà de l’enjeu minier, le projet s’inscrit dans la stratégie de diversification du Botswana, encore très dépendant des diamants. Le secteur diamantifère représente historiquement une part majeure des exportations, des recettes publiques et du PIB, alors que le pays a subi en 2024 une récession liée à la faiblesse du marché de cette pierre précieuse.

Giyani Metals entend par ailleurs orienter la production de K.Hill vers le marché des batteries, en misant sur une niche à fort potentiel. L’entreprise estime qu’un déficit d’offre pourrait apparaître d’ici 2029 pour le manganèse de qualité batterie, dans un contexte où la Chine contrôle encore l’essentiel des capacités de raffinage.

Le projet doit toutefois encore franchir une étape décisive, à savoir la mobilisation des financements nécessaires à la construction. Bien qu’un permis d’exploitation ait été accordé en septembre 2024, aucun calendrier précis de démarrage n’a été communiqué à ce stade.

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