RDC : plus de 900 cas suspects d’Ebola recensés
L’OMS a qualifié lundi l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) d’« extrêmement grave et difficile à contenir », estimant que la propagation du virus dépasse désormais les capacités de réponse sur le terrain.
Le directeur général de l’organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué que les équipes sanitaires renforçaient en urgence leurs opérations, mais que l’évolution de la situation restait plus rapide que les moyens déployés. Selon les chiffres communiqués, 101 cas confirmés et 10 décès confirmés ont été enregistrés jusqu’à présent en RDC.
L’ampleur réelle de l’épidémie pourrait toutefois être nettement plus élevée. L’OMS fait état de plus de 900 cas suspects et de 220 décès suspects, ce qui alimente les inquiétudes sur une circulation plus large du virus dans plusieurs zones du pays.
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Dix pays exposés jusque-là
Les autorités sanitaires avaient déjà signalé une propagation de la maladie dans certaines régions d’Afrique, avec un risque d’extension aux pays voisins. D’après les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), dix pays sont exposés à une éventuelle flambée d’Ebola : le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, l’Angola, le Burundi, la République centrafricaine, la République du Congo, l’Éthiopie, le Soudan du Sud et la Zambie.
Si le risque de propagation mondiale demeure jugé faible par l’OMS, l’organisation souligne que la situation reste sous haute surveillance en raison du nombre de cas suspects, des infections parmi les personnels de santé et de l’apparition de foyers épidémiques dans des zones urbaines, où la transmission peut s’accélérer.
Face à cette évolution, les autorités sanitaires appellent à une intensification rapide de la riposte afin d’endiguer la contamination et de mieux cerner l’ampleur réelle de l’épidémie.