Nigeria : Lotus Bank appuie la mobilité propre au GNC et électrique

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Nigeria : Lotus Bank appuie la mobilité propre au GNC et électriqueSiège de Lotus Bank © DR
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Au Nigeria, le gouvernement fédéral a conclu, le 20 mai, un accord avec Lotus Bank pour accélérer le programme national de mobilité propre, centré sur les véhicules au gaz naturel comprimé (GNC) et les modèles électriques. Le partenariat doit faciliter le financement des conversions de véhicules, de l’achat d’équipements et du déploiement d’infrastructures, dans un pays où le coût du transport a fortement augmenté depuis la fin des subventions sur l’essence.

Cette collaboration s’inscrit dans la « Presidential Initiative on CNG & EV », lancée en 2023 pour réduire la dépendance aux carburants classiques et soutenir les objectifs climatiques du Nigeria. Les autorités cherchent ainsi à associer davantage le secteur financier à une transition encore freinée par des investissements lourds, un réseau de ravitaillement insuffisant et un accès limité au crédit pour les ménages comme pour les entreprises.

Une montée en puissance encore incomplète de la mobilité propre au Nigeria

Dans le cadre de l’accord, Lotus Bank prévoit de financer plusieurs segments de la chaîne de valeur du GNC. Les appuis visent notamment l’acquisition d’actifs de transport, la conversion des flottes publiques et privées, ainsi que les infrastructures nécessaires aux entreprises et aux institutions. L’enjeu est de rendre les alternatives à l’essence plus accessibles dans le premier marché automobile d’Afrique de l’Ouest, où la demande de solutions moins coûteuses reste forte.

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Selon les données communiquées autour du programme, plus de 250.000 véhicules ont déjà été convertis à l’échelle nationale. Le nombre de centres de conversion est passé de 7 à plus de 350, tandis que plus de 2 milliards de dollars d’engagements privés auraient été mobilisés. Ces résultats traduisent une progression rapide, mais demeurent inférieurs aux objectifs initiaux, qui prévoyaient 500 centres de conversion et plus de 150 stations de ravitaillement avant fin 2025. Les autorités veulent aussi dépasser le seuil d’un million de véhicules convertis, ce qui suppose un changement d’échelle dans le financement, la logistique et la formation technique.

Au-delà du Nigeria, cette orientation rejoint une tendance observée dans plusieurs pays africains, où la hausse des prix de l’énergie pousse les gouvernements à diversifier les carburants et à soutenir des transports moins dépendants des importations de produits pétroliers. En Afrique de l’Ouest, la CEDEAO encourage depuis plusieurs années une meilleure intégration énergétique, tandis que la Banque africaine de développement soutient des projets liés aux infrastructures, à l’industrialisation et à la transition climatique.

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