Face à l’hantavirus, la Côte d’Ivoire se mobilise par précaution
Vendredi 16 mai 2026 à Abidjan, le ministère ivoirien de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle a publié un communiqué annonçant le renforcement de son dispositif de veille et de prévention contre l’hantavirus. Si aucun cas n’a pour l’heure été confirmé sur le territoire ivoirien, les autorités sanitaires appellent la population à la vigilance face à ce virus déclaré officiellement par l’OMS le 3 mai 2026, après la détection d’un foyer d’infection à bord du navire de croisière néerlandais MV Hondius, reliant Ushuaia en Argentine au Cap-Vert.
Un virus transmis par les rongeurs, aux symptômes tardifs
Le ministère a rappelé que les hantavirus se transmettent à l’homme par contact avec certains rongeurs infectés, et que les symptômes ne sont pas immédiatement visibles après la contamination, ce qui complique la détection précoce. Face à ce risque, les autorités recommandent d’adopter des mesures strictes d’hygiène, de lutter activement contre la présence de rongeurs dans les habitations et les espaces publics, et surtout d’éviter l’automédication en cas d’apparition de symptômes suspects.
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Une vigilance préventive pour protéger le territoire national
Bien que la Côte d’Ivoire ne soit pas touchée à ce stade, les autorités soulignent la nécessité de maintenir une surveillance renforcée aux frontières et dans les points d’entrée du pays, afin de prévenir toute introduction de la maladie sur le territoire national. Cette réactivité des autorités ivoiriennes illustre la prise de conscience continentale face aux risques épidémiques transfrontaliers, dans un contexte où la propagation d’agents pathogènes peut survenir rapidement via les voies maritimes et aériennes internationales.