Tunisie : les investissements internationaux grimpent à 838,6 MD

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Tunisie : les investissements internationaux grimpent à 838,6 MDImage d'illustration d'investissements en Tunisie © DR
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En Tunisie, les investissements internationaux ont atteint 838,6 millions de dinars à la fin mars 2026, soit environ 271 millions de dollars. Selon les dernières données publiées à Tunis, ce total marque une hausse de 18,6% par rapport au premier trimestre 2025 et de 74,1% sur deux ans, signalant une progression nette des flux vers le pays d’Afrique du Nord.

Cette dynamique repose principalement sur les investissements directs étrangers, qui ont dépassé 824,4 millions de dinars durant les trois premiers mois de l’année, contre 14,2 millions pour les investissements de portefeuille. Les autorités tunisiennes visent désormais 4 milliards de dinars d’ici la fin 2026, après un niveau de 3,5 milliards enregistré en 2025, dans un contexte où plusieurs économies africaines cherchent à capter davantage de capitaux productifs.

Les investissements internationaux portés par l’industrie et l’énergie

La structure des flux confirme le poids central de l’industrie manufacturière dans l’attractivité tunisienne. Ce secteur concentre 68,5% du total des investissements directs, avec 564,4 millions de dinars, devant l’énergie, qui représente 22,1%. Les services suivent avec 8,5%, tandis que l’agriculture reste marginale, à 0,9%. Cette répartition montre que les capitaux se dirigent d’abord vers les activités exportatrices, la transformation industrielle et les filières liées à la production énergétique.

Lire aussi : Tunisie : la monnaie en circulation bondit de 17% en un an

Les investissements de portefeuille, bien que limités en valeur, affichent une progression marquée. Ils ont presque quadruplé en un an, passant de 3,6 à 14,2 millions de dinars. En devises, les flux entrants illustrent aussi cette amélioration : les investissements directs ont atteint 244,7 millions d’euros et 263,7 millions de dollars. Pour un pays confronté ces dernières années à des tensions économiques et à un besoin de financement accru, cette évolution est suivie de près par les acteurs régionaux, notamment dans l’espace euro-méditerranéen et africain.

A l’échelle continentale, la Tunisie cherche à renforcer sa place dans la concurrence entre plateformes industrielles africaines, alors que la Zone de libre-échange continentale africaine encourage une meilleure intégration des chaînes de valeur. Les institutions panafricaines, comme l’Union africaine et la Banque africaine de développement, insistent régulièrement sur le rôle des investissements productifs pour soutenir l’emploi, les exportations et la montée en gamme industrielle.

Dans ce cadre, Tunis mise sur un regain d’intérêt d’entreprises étrangères opérant dans plusieurs secteurs et prépare, pour les 25 et 26 juin 2026, la 22e édition du Forum de la Tunisie sur l’investissement, annoncée avec près de 1.000 décideurs attendus. Ce rendez-vous doit servir de vitrine pour consolider la trajectoire actuelle et soutenir l’objectif annuel affiché par les autorités.

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