Tunisie : la monnaie en circulation bondit de 17% en un an

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dinars tunisiensImage d'illustration, Dinars tunisiens © DR
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En Tunisie, la monnaie en circulation a augmenté de 17,3% sur un an, selon les derniers indicateurs monétaires et financiers publiés lundi 6 avril par la Banque centrale. Au début d’avril 2026, le volume des billets et pièces en circulation a dépassé 28,2 milliards de dinars tunisiens, soit environ 9,1 milliards de dollars, contre 24 milliards de dinars un an plus tôt.

Cette progression intervient dans un contexte de signaux jugés plus favorables pour l’économie tunisienne au premier trimestre 2026. Les revenus du travail cumulés ont progressé de 6,5% à plus de 2,1 milliards de dinars, tandis que les recettes touristiques ont atteint près de 1,5 milliard de dinars, en hausse de 4,5%. Les réserves en devises se sont également renforcées à 24,5 milliards de dinars, l’équivalent de 103 jours d’importation.

Une hausse de la monnaie en circulation, dans un contexte financier plus solide

Les transferts des Tunisiens à l’étranger continuent de jouer un rôle central dans l’équilibre extérieur du pays. A fin mars, ces revenus ont pratiquement couvert le service de la dette extérieure, resté autour de 2,1 milliards de dinars, avec un taux de couverture de 99%. Ce niveau illustre l’importance des flux de devises dans une économie qui demeure sensible aux tensions sur les financements extérieurs.

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La progression des recettes touristiques a aussi contribué à améliorer la position de change du pays. Le stock d’avoirs nets en devises est passé de 23 milliards de dinars au début d’avril 2025 à 24,5 milliards un an plus tard. Cette amélioration reste surveillée de près, car elle conditionne la capacité de la Tunisie à financer ses importations, dans un environnement régional marqué par des besoins élevés en énergie, en céréales et en biens intermédiaires.

L’augmentation de la monnaie en circulation peut refléter plusieurs dynamiques, notamment une demande accrue de liquidités dans l’économie, une activité plus soutenue dans certains secteurs et une préférence persistante pour les paiements en espèces. Dans de nombreux pays africains, cette évolution est suivie avec attention par les banques centrales, car elle peut avoir des implications sur la gestion de la liquidité, l’inflation et la transmission de la politique monétaire.

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