RDC : le numérique s’ouvre aux investisseurs américains

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À Washington, le Ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a procédé le mercredi 15 avril 2026, à la signature d’un protocole d’accord avec la société américaine CybastionA Washington, le ministre de l’Economie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a procédé le mercredi 15 avril 2026, à la signature d’un protocole d’accord avec la société américaine Cybastion © DR
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La République démocratique du Congo (RDC) veut attirer davantage d’investissements privés dans les télécoms et le numérique, en ciblant notamment les investisseurs américains. Cette ouverture a été mise en avant à Washington, où les autorités congolaises ont présenté les opportunités du marché national, de l’extension de la couverture mobile au développement des infrastructures numériques, dans un pays où la demande reste forte et l’équipement encore inégal selon les provinces.

Kinshasa cherche à capter des capitaux, des partenariats technologiques et un savoir-faire industriel dans un secteur jugé stratégique pour la diversification de l’économie. L’enjeu dépasse le seul accès à Internet : il concerne aussi les centres de données, les services numériques, l’inclusion financière, l’administration en ligne et l’interconnexion d’un territoire vaste de plus de 2,3 millions de km², au cœur de l’Afrique centrale.

Pourquoi la RDC mise sur les investisseurs américains dans le numérique

Le marché congolais présente un potentiel important. Avec une population estimée à plus de 100 millions d’habitants, la RDC figure parmi les plus grands réservoirs de croissance du continent. Pourtant, l’accès aux services numériques reste limité dans de nombreuses zones rurales, faute d’infrastructures suffisantes, d’électricité stable et de capacités de transmission adaptées. Pour le gouvernement, l’arrivée de nouveaux acteurs pourrait accélérer la modernisation des réseaux, soutenir la concurrence et améliorer la qualité de service.

RDC : levée du premier eurobond à 1,25 milliard de dollars

Cette stratégie s’inscrit dans un mouvement plus large observé en Afrique, où plusieurs États cherchent à mobiliser des financements étrangers pour rattraper leur retard numérique. Les institutions panafricaines, notamment l’Union africaine et la Banque africaine de développement, soulignent régulièrement le rôle central de la connectivité dans la transformation économique du continent. En Afrique centrale, où les coûts d’accès restent élevés et les réseaux parfois fragmentés, la montée en puissance des investissements dans la fibre optique, les tours télécoms et les services numériques est devenue un levier de compétitivité régionale.

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