Tunisie : les exportations d’huile d’olive progressent de 24,3%
En Tunisie, les exportations d’huile d’olive ont augmenté de 24,3% à fin février 2026, selon les dernières données relayées par les médias locaux. Cette progression confirme la place centrale de cette filière dans le commerce extérieur du pays, premier producteur du Maghreb et acteur majeur du bassin méditerranéen.
Cette hausse intervient dans un contexte où l’agriculture tunisienne reste un levier important de recettes en devises et d’activité en milieu rural. À l’échelle africaine, la performance tunisienne illustre aussi le poids croissant de certaines productions agricoles à forte valeur ajoutée dans les échanges du continent, alors que plusieurs pays cherchent à diversifier leurs exportations au-delà des matières premières traditionnelles.
Une progression des ventes d’huile d’olive portée par un secteur stratégique
La filière oléicole occupe une place particulière dans l’économie tunisienne. Elle fait vivre des milliers d’exploitations et alimente une chaîne complète allant de la production à la transformation, puis à l’exportation. Dans les bonnes campagnes, le pays figure parmi les premiers exportateurs mondiaux, avec des débouchés concentrés en Europe, mais aussi sur des marchés d’Amérique du Nord, du Golfe et d’Asie.
Cette dynamique repose sur plusieurs facteurs. D’abord, la Tunisie dispose d’un verger oléicole très étendu et d’un savoir-faire ancien qui lui permet de maintenir une présence régulière sur les marchés internationaux. Ensuite, la demande mondiale reste soutenue pour les huiles végétales de qualité, ce qui favorise les ventes tunisiennes lorsque les volumes et les standards à l’export sont au rendez-vous. La progression enregistrée à fin février 2026 peut ainsi contribuer à améliorer les rentrées en devises, un enjeu important pour un pays confronté à des équilibres extérieurs fragiles.
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Au-delà du seul résultat commercial, cette évolution s’inscrit dans une compétition régionale plus large autour de la valorisation agricole. En Afrique du Nord, la Tunisie se distingue par la structuration de sa filière et par son intégration aux circuits mondiaux.
À l’échelle continentale, des institutions comme la Banque africaine de développement encouragent justement la transformation locale, la montée en gamme et la sécurisation des chaînes de valeur agricoles. Pour Tunis, l’enjeu reste désormais de consolider cette performance, de réduire la dépendance aux fluctuations climatiques et de mieux valoriser l’huile d’olive conditionnée, souvent plus rémunératrice que les exportations en vrac.