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Des chercheurs marocains et étrangers se sont réunis, jeudi à Rabat, pour examiner la thématique du « désenclavement de l’histoire du Maroc contemporain », dans le cadre d’une rencontre scientifique organisée sur deux jours à l’initiative de l’Institut royal pour la recherche sur l’histoire du Maroc (IRRHM).

Cette rencontre vise à promouvoir le partage des savoirs et l’exploration de nouvelles approches historiographiques relatives à l’Histoire du Maroc. Elle a aussi pour objectif d’ouvrir un espace de réflexion et de débat autour de travaux doctoraux menés par des chercheurs marocains et étrangers sur ce sujet.

Intervenant à cette occasion, le directeur de l’IRRHM, Rahal Boubrik, a indiqué que cette initiative ambitionne de rassembler une nouvelle génération de chercheurs issus de diverses universités nationales et internationales. Les thèses de ces chercheurs portent sur l’Histoire du Maroc, dans une dynamique d’ouverture et de renouvellement des perspectives de recherche. L’organisation de ces journées d’étude, a-t-il ajouté, illustre l’intérêt soutenu que porte l’Institut à l’accompagnement et à la valorisation des jeunes chercheurs marocains et étrangers engagés dans des travaux portant sur l’histoire du Royaume.

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Une publication prochaine

Boubrik a également mis en lumière cette expérience scientifique novatrice menée par de jeunes chercheurs sur l’Histoire du Maroc aux XIXᵉ et XXᵉ siècles, soulignant que les résultats de ces recherches feront l’objet d’une publication prochaine dans la Revue d’histoire contemporaine de l’Afrique.

Pour sa part, Yazid Benhadda, chercheur au Merian Centre for Advanced Studies in the Maghreb relevant de l’Université de Tunis, a fait remarquer que cette rencontre constitue une plateforme de présentation du prochain numéro de ladite revue, qui sera consacré à l’Histoire du Maroc. Fruit d’une collaboration scientifique réunissant des universitaires du Maroc, de France et de Belgique, ce numéro aborde cette thématique à travers la question des circulations, qu’il s’agisse d’idées, de personnes ou d’objets, a-t-il déclaré à la MAP. De son côté, Camille Evrard, cofondatrice de la Revue d’histoire contemporaine de l’Afrique, s’est dite satisfaite de participer, à distance, à cette rencontre, saluant la richesse des échanges avec les chercheurs spécialisés dans les domaines de la recherche et de l’édition scientifique.

Elle a précisé que cette revue francophone d’histoire contemporaine, dotée d’un comité de rédaction international, s’intéresse principalement à l’Histoire contemporaine du continent africain, du XIXᵉ au XXIᵉ siècle.

Mme Evrard a, en outre, fait savoir que cette rencontre vise à mettre en exergue le nouveau numéro de la revue, intitulé « Désenclaver le Maroc : histoire des circulations vers et depuis le Maroc contemporain (XIXᵉ-XXIᵉ siècles) », qui sera présenté lors de cette première journée d’étude par Benjamin Badier, Yazid Benhadda, Abdelmounaim Fanidi, Othmane Mouyyah et Soufiane Taîf. Le programme de ces deux journées s’articule autour de plusieurs axes de réflexion, notamment l’artisanat marocain et ses producteurs au début du XXe siècle, ainsi que l’ouvrage « Moroccan other-archives ».

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