La Banque africaine de l’énergie vise un démarrage en juin 2026

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Hausse des volumes, baisse des marges : bilan du marché pétrolier au 4e trimestre 2024Photo d'illustration. © DR
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L’Organisation des producteurs africains de pétrole (APPO) a franchi cette semaine une étape concrète vers l’opérationnalisation de la Banque africaine de l’énergie (BAE) à travers la réception, le 2 février, du siège provisoire de l’institution à Abuja, remise officiellement lors d’une cérémonie présidée par des responsables nigérians et le président en exercice de l’APPO, Mamadou Sangafowa-Coulibaly.

Entrée en phase quasi-opérationnelle, la BAE doit encore finaliser deux étapes clés, à savoir la constitution du conseil d’administration et le recrutement de l’équipe dirigeante. Ce sont ces dernières procédures administratives et institutionnelles, ainsi que la capacité des États membres et des partenaires techniques à accélérer leurs démarches, qui détermineront si le calendrier de juin est tenu.

Sur le plan financier, la banque démarrera avec un capital d’amorçage de 500 millions de dollars, soit environ 10% de l’objectif final annoncé par ses promoteurs, qui visent à terme une enveloppe de 5 milliards de dollars. Plusieurs États producteurs ont déjà versé des contributions via l’Africa Energy Investment Corporation (AEICORP). La Côte d’Ivoire a, selon les comptes rendus officiels, transféré plus de 20 millions de dollars en décembre 2025, et d’autres apports en provenance du Nigeria, de l’Angola, du Ghana (et potentiellement d’États supplémentaires) sont signalés. Des engagements complémentaires sont attendus lors d’un sommet prévu au premier semestre 2026.

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Qu’est-ce que la BAE ?

La BAE se présente comme un outil de financement dédié à toute la chaîne de valeur énergétique du continent : exploration, production, transformation et commercialisation des hydrocarbures, mais aussi soutien aux projets d’énergies renouvelables. L’objectif affiché est double : faciliter l’accès au financement pour des projets souvent délaissés par les bailleurs internationaux et renforcer l’autonomie financière des États producteurs.

À quatre mois du lancement attendu, les priorités opérationnelles sont claires : mobiliser le capital restant, finaliser la gouvernance, et sélectionner les premiers projets à financer. En filigrane, la création de la BAE illustre une tendance plus large, celle des initiatives africaines cherchant à répondre localement à des besoins d’investissement massifs dans l’énergie. Si elle parvient à s’affirmer comme un acteur de financement crédible et transparent, la BAE pourrait réduire certains goulets d’étranglement financiers pour des infrastructures essentielles.

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