Depuis plusieurs années, nos clubs voient leurs meilleurs talents filer vers Al Ahly, le géant égyptien au palmarès impressionnant. Sur le papier, rejoindre un club aussi titré paraît être une consécration. Dans les faits, c’est souvent le début de la fin. Les exemples sont nombreux : ils arrivent comme des stars, repartent discrètement et, pour la plupart, finissent par rebondir dans un championnat du Golfe… ou revenir en Botola.
Prenons le cas de Walid Azaro. À son arrivée, il était l’un des plus gros transferts du continent, promis à marquer l’histoire du club. Trois ans plus tard, malgré quelques titres, il quitte Le Caire sans avoir laissé d’empreinte. Son nom disparaît vite des discussions, éclipsé par d’autres recrues. Badr Benoun, lui, a connu un sort similaire : après deux saisons, il rejoint un club qatari, et malgré un Mondial 2022 historique avec les Lions de l’Atlas, il perd sa place en sélection.
Les parcours récents ne sont guère plus encourageants. Reda Slim quitte l’AS FAR pour Al Ahly, ne dispute que quelques matchs, subit une blessure, et retourne à Rabat en prêt. Achraf Dari songerait déjà à un départ, tandis que Attiyat Allah explore d’autres pistes. Même Achraf Bencharki, censé incarner l’expérience, ne brille pas : s’il est encensé par une partie des supporters, c’est davantage en raison de son passage au Zamalek que pour ses performances actuelles.
La question est simple : pourquoi affaiblir nos clubs pour envoyer des joueurs chez un concurrent direct en Ligue des champions ? L’argument financier est réel, presque imparable à court terme. Mais sportivement, le Maroc y perd, et les joueurs eux-mêmes ne semblent pas y gagner sur le long terme.
Et si on inversait les rôles, Al Ahly laisserait-il filer l’une de ses stars vers un club marocain capable de le concurrencer ? Évidemment non. Il est alors temps pour nos clubs et nos dirigeants de repenser cette politique.
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