Le Maroc à l’honneur du Salon de l’agriculture de Paris
Pavillon marocain. DR
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Le Salon international de l’Agriculture de Paris, qui se tiendra du 22 février au 2 mars, mettra le Maroc à l’honneur pour sa 61e édition. C’est la première fois que cet événement invite un pays étranger. Cette invitation, qui témoigne du réchauffement des relations diplomatiques entre la France et le Maroc, mettra en lumière les atouts du Royaume dans le domaine agricole et sa politique de gestion de l’eau.
À cette occasion, le Maroc disposera d’un pavillon de 476 m² pour présenter ses produits phares, tels que les fruits et légumes, dont la fameuse tomate marocaine. Le Royaume est en effet le premier fournisseur de la France et de l’Union européenne. Une délégation d’une centaine de personnes, incluant le ministre marocain de l’agriculture, accompagnera cette mise en avant.
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Dans ce contexte, le choix du Maroc comme invité d’honneur s’explique notamment par son engagement dans une politique d’approvisionnement en eau ambitieuse. Face au stress hydrique croissant, le Royaume investit massivement dans des infrastructures hydrauliques, telles que des barrages, des usines de dessalement et des systèmes de transfert d’eau. Cette expertise intéresse particulièrement la France, soucieuse de développer une agriculture durable et résiliente face aux changements climatiques.
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Par ailleurs, cette invitation est également un symbole fort du rapprochement diplomatique entre la France et le Maroc, après des années de tensions. Elle fait suite à la reconnaissance par Paris de la souveraineté de Rabat sur le Sahara occidental, un dossier sensible qui avait crispé les relations entre les deux pays. Ce rapprochement se traduit également par un renforcement de la coopération agricole, notamment pour sécuriser les exportations de blé français vers le Maroc.
Mais la présence du Maroc au Salon de l’agriculture intervient dans un contexte de tensions autour de la tomate marocaine. Les producteurs français ont plusieurs fois dénoncé la concurrence déloyale de ce produit, qu’ils jugent responsable de la chute des prix. Pour apaiser ces tensions, un comité franco-marocain de la tomate a été mis en place. Il devra notamment se pencher sur la question des volumes d’exportation et des tarifs douaniers, dans le respect des règles européennes.
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