Le PIB non agricole franchit la barre de 1000 milliards de DH
Siège du Haut-Commissariat au Plan © DR
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En 2019, le PIB a augmenté de 2,5% à 1151 milliards de DH selon l’arrêté des comptes nationaux que vient de diffuser le Haut commissariat au plan. La croissance a ralenti par rapport à 2018 ou elle s’était établie à 3,1%. Toutefois, le PIB non agricole qui est pertinent à observer est passé de 3,1% en 2018 à 3,5% en 2019. Il a dépassé la barre de 1000 milliards de DH pour s’établir à 1023 milliards de DH. La valeur ajoutée agricole, elle, s’élève à 129 milliards de DH, en diminution de 5,8%. Les conséquences d’une mauvaise campagne céréalière s’étendent jusque sur la consommation des ménages en lien avec la baisse des revenus des ménages ruraux.
La consommation des ménages compensée par les échanges extérieurs
Le rythme de croissance des dépenses des ménages a été divisé par deux en 2019 selon le HCP. Il est passé de 3,4% à 1,8%. En valeur, les dépenses des ménages s’élèvent à 654 milliards de DH. Les dépenses de consommation des administrations publiques ont totalisé 223 milliards de DH en hausse de 4,7% contre une progression de 2,7% une année auparavant.
Le ralentissement de la consommation des ménages a été en partie compensé par la contribution positive du commerce extérieur. Les échanges extérieurs de biens et services ont dégagé une contribution positive à la croissance, se situant à 0,5 point au lieu d’une contribution négative de -1,2 point en 2018.
Un pic avant une récession?
À fin 2019, le revenu national brut disponible dépasse 1203 milliards de DH et l’épargne nationale brute s’améliore à 320 milliards de DH. Le besoin de financement de l’économie s’est atténué passant de 62 milliards de DH à 50 milliards de DH. L’année dernière, le PIB par habitant a augmenté à 32348 DH. Vraisemblablement, il devrait baisser cette année.
Avec la crise économique engendrée par la pandémie Covid-19, le PIB pourrait revenir en dessous de 1100 milliards de DH puisque l’ensemble des projections table sur une récession.
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