Croissance africaine : Faible et de mauvaise qualité !

A
A
A
A
La croissance économique de l’Afrique a été finalement plus faible que prévu par la Banque africaine de développement (BAD). Elle s’est établie à 3,4%, l’un des scores les plus décevants sur les dernières années. Les grandes économies du continent, que sont le Maroc, le Nigeria, l’Afrique du Sud, l’Algérie et l’Égypte, n’ont pas fait mieux que 3,1% en moyenne. Rappelons que le PIB n’a augmenté que de 2,3% au Maroc. Le reste de l’Afrique affiche unemoyenne de 4%.
L’Afrique doit rattraper son retard
En dehors des facteurs endogènes, la conjoncture à l’international, marquée notamment par le ralentissement du commerce mondial, a impacté la performance des économies africaines. Il y a cependant eu des compensations, notamment la stabilité des prix des matières premières.
Comparée aux autres régions du monde, l’Afrique s’en tire mieux. Mais, la comparaison s’arrête uniquement au niveau du score puisque l’Afrique est en rattrapage et doit faire beaucoup mieux. En 2020, la croissance africaine devrait accélérer pour atteindre 3,9% puis 4,1% en 2021.
La croissance doit bénéficier à tous
Les défis sont encore immenses. La croissance même lorsqu’elle est forte n’est pas inclusive c’est-à-dire qu’elle n’a pas d’effet significatif sur la réduction de la pauvreté et des inégalités. Sur 48 pays analysés par les équipes de la BAD, la croissance n’a été inclusive que dans 18 pays et seulement durant les périodes 2000-2005 et 2010-2016. «Dans ces pays, le taux moyen de croissance pro-pauvres a atteint 3,6% par an contre 1,5% pour la population moyenne, entraînant une réduction de la pauvreté (0,7% par an) et des inégalités (0,5% par an)», relève la BAD.
Si l’on considère uniquement les 37 pays où la croissance moyenne de la consommation a été positive entre 2000 et 2017, seuls 12 des 37 pays ont connu une croissance inclusive, précise l’institution. «Cela donne à penser que, malgré une croissance plus rapide pour la plupart des pays depuis 2000, l’augmentation du niveau de vie des populations pauvres dans la plupart des pays n’a pas réduit de manière significative l’écart de consommation entre riches et pauvres».
Pour réduire le taux d’extrême pauvreté à 3% d’ici 2030, la consommation par habitant du continent doit augmenter de 10% par an. Cette moyenne masque de nombreuses disparités. Pour atteindre cet objectif, la BAD recommande d’intensifier les réformes structurelles pour diversifier la base productive de l’Afrique. Parmi les investissements prioritaires figurent ceux dans le capital humain. «L’éducation peut réduire la pauvreté en augmentant le stock de capital humain de la population, induisant une productivité du travail plus élevée et par la suite une croissance plus rapide et une pauvreté plus faible. Les pays africains ont beaucoup à gagner de l’amélioration de l’éducation dans le but de parvenir à une croissance inclusive», affirment les économistes de la BAD.
L’Institution accorde d’ailleurs au sujet une priorité absolue dans son rapport sur les perspectives économiques en Afrique : «Former la main-d’œuvre africaine de demain».
Économie - Interopérabilité encore limitée, attentes des utilisateurs en mutation et rôle croissant des régulateurs… À GITEX Africa 2026, experts et acteurs du secteur esquissent un futur des paiements africains plus intégré, mais encore en construction.
Ilyasse Rhamir - 10 avril 2026Économie-Programme Forsa : les bénéficiaires du report d’échéances ont jusqu’au 30 avril 2026 pour signer leur avenant. Voici l’essentiel à retenir.
Rédaction LeBrief - 10 avril 2026Économie - Le CRI TTA valide ses performances 2025 : 80 MMDH d’investissements et 57.000 emplois prévus.
El Mehdi El Azhary - 10 avril 2026Économie - Malgré la polémique autour de la finale de la CAN 2025, les exposants sénégalais présents à GITEX Africa 2026 décrivent une ambiance sereine et chaleureuse. Sur le salon, les échanges restent cordiaux, loin des tensions sportives.
Ilyasse Rhamir - 10 avril 2026Économie - Si GITEX Africa 2026 séduit par son dynamisme, les exposants pointent aussi des axes d’amélioration. Organisation, diversité des visiteurs et présence internationale : les coulisses du salon révèlent les défis d’un événement en pleine croissance.
Ilyasse Rhamir - 10 avril 2026Économie - À GITEX Africa 2026, startups africaines et entreprises internationales dévoilent deux stratégies pour conquérir le continent.
Ilyasse Rhamir - 10 avril 2026Entre importations massives et produits locaux mal protégés, le Made in Morocco se retrouve au cœur d’un étrange paradoxe.
Sabrina El Faiz - 14 mars 2026Consommation - Si les fruits et légumes nous mettent déjà la tête à l’envers, les viandes et poissons ne sont pas en reste !
Sabrina El Faiz - 7 mars 2026Économie - Un arrêté du 19 mai 2025 redéfinit les règles d’exonération des indemnités liées au transport, à la représentation ou aux aides sociales. La CNSS est désormais dotée d’un cadre harmonisé avec la fiscalité, garantissant plus de clarté pour les employeurs.
Ilyasse Rhamir - 20 octobre 2025Économie – Si on réussit, l’impact est double : compétitivité économique et contribution aux objectifs de transition énergétique du Royaume.
Rédaction LeBrief - 13 mars 2026Dossier - Entre les délais interminables, les coûts exorbitants et les parcours semés d’embûches, obtenir un visa Schengen c’est devenu…
Sabrina El Faiz - 26 juillet 2025Économie - Le Maroc lance l’extension de sa LGV vers Marrakech, un projet structurant qui transformera durablement la mobilité, l’économie et la connectivité entre les grandes villes.
Hajar Toufik - 25 avril 2025