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Aziz Akhannouch : La saison agricole sera « moyenne »

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Le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Aziz Akhannouch, a affirmé lundi qu’il s’attend à une saison agricole « moyenne » sur le plan de la production des céréales.

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“La saison agricole actuelle sera moyenne uniquement pour les trois céréales, alors que la production d’olives devrait atteindre 1,9 million de tonnes, sachant que la plupart des superficies se trouve en bon état”, a déclaré M. Akhanouch qui répondait à une question centrale à la Chambre des représentants.

Il a également précisé que la production d’agrumes a totalisé 2,6 millions de tonnes en dépit les difficultés qui entravent les activités du secteur.

Après avoir insisté sur l’impact bénéfique des récentes précipitations sur les cultures printanières et les arbres fruitiers, le responsable gouvernemental a relevé que la saison agricole en cours s’est caractérisée par des conditions climatiques contrastées en termes de régularité des précipitations, précisant que le taux des précipitations s’élève à ce jour à 284 mm, soit un recul d’environ 12% par rapport à une année normale, alors que le taux de remplissage des barrages a atteint 59%.

Concernant les mesures prises pour le bon déroulement de la saison agricole, le ministre a fait savoir que son département a consacré une quantité de 2,2 millions de quintaux de semences et veillé à l’approvisionnement du marché avec plus de 500.000 tonnes d’engrais. Il a également réservé 70.000 Ha pour la fertilisation des céréales, tout en poursuivant la commercialisation des engrais composés et en étendant le recours à l’assurance qui a atteint un million d’hectares.

En outre, il a souligné que la superficie cultivée a atteint jusqu’au 20 avril environ 5,5 millions d’hectares, dont 9 % de superficies irriguées, notant que la production totale de sucre devrait totaliser près de 600.000 tonnes, soit une hausse de 8% en comparaison avec la saison écoulée. Quant à la superficie dédiée à la culture printanière, elle a atteint 117.000 hectares, dont les cultures des pois chiches, du tournesol et du maïs.

Concernant l’export, le ministre a indiqué que le volume des exportations de divers produits agricoles s’est élevé à environ 1,64 million de tonnes, avec une progression estimée à 9% par rapport à l’année précédente, précisant que le chiffre d’affaires à l’export a atteint 17,4 milliards de DH, en augmentation de 700 MDH par rapport à la saison précédente.

M. Akhannouch a ajouté que le volume des exportations d’agrumes a atteint quelque 628.000 tonnes, soit une hausse de 6%, précisant que le volume les exportations des fruits et légumes a dépassé 830.000 T (+11%), dont le taux d’exportation des tomates qui s’est élevé de 4 % en comparaison avec la même période de la saison précédente.

En ce qui concerne l’état sanitaire du cheptel, M. Akhannouch a indiqué qu’il est normal, grâce aux efforts consentis tout au long de l’année par les services vétérinaires relevant de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires, en collaboration avec les médecins vétérinaires, notant que l’approvisionnement du marché en fourrages se déroule de manière normale.

(Avec MAP)

Le secteur agricole,premier pourvoyeur d’emploi au Maroc

L’importance du secteur agricole dans l’économie marocaine n’est plus à démontrer. Avec une part de 14% du produit intérieur brut (PIB), soit l’équivalent de 74 milliards de dirhams, l’agriculture est l’un des secteurs clés du Royaume. Selon les chiffres du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts, ce secteur stratégique concentre à lui seul 40% de la population active et plus de 80% en zone rurale, soit plus de 4 millions d’emplois.

Toutefois, si depuis les années 60, sa place dans le produit intérieur brut n’a cessé de croître, et même de doubler, les résultats de l’agriculture dont les performances impactent significativement l’économie entière, sont restées très variables au gré des conditions climatiques. Ainsi, selon les années et les productions agricoles, elles ont occupé entre 11 et 18 % du PIB.

Cette contribution est cependant satisfaisante, en comparaison avec la taille des exploitations. Le Royaume ne dispose que de 9,5 M d’hectares de surface agricole utile (SAU), soit 13% de la surface du pays, partagés entre les petites exploitations de moins de 5 hectares, les grandes ou les très grandes exploitations, peu nombreuses mais couvrant une partie importante de l’espace agricole.

La mécanisation des exploitations reste l’un des manques à combler pour propulser davantage le secteur agricole marocain. Avec un taux de 47% de mécanisation, le pays reste en deçà de ses réelles potentialités. Ce retard est dû en grande partie au fait que le Maroc ne produit pas l’essentiel des équipements agricoles dont la majeure partie est issue de l’exportation. Toutefois, malgré ce « handicap », le pays assure100 % de ses besoins en viandes, fruits et légumes, 82 % de ses besoins en lait, 60 % en céréales et 50 % en sucre. Ces résultats devraient s’accroître suivant la mécanisation, avec pour conséquence directe, de réduire substantiellement les besoins d’importation du pays.

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