Aller au contenu principal

Retraite : Les pensions en sursis !

Le décalage entre les cotisations et les prestations du régime des pensions civiles (régime des fonctionnaires) géré par la Caisse marocaine de retraite s’est établi à 6,1 milliards de DH en 2018. Le déficit s’est creusé de 1 milliard de DH en un an. La situation de plusieurs caisses de retraite est une bombe à retardement et ce sont les contribuables qui pourraient en payer un lourd tribut en cas de statu quo. L’épuisement des réserves du régime des pensions civiles interviendrait en 2028. Si on en est là, c’est en partie à cause de la générosité du régime. Une générosité qui a été critiquée dans de nombreuses études. La situation de la CNSS qui gère le régime des salariés du privé n’est pas non plus reluisante. Les premiers déficits pourraient apparaître dans cinq ans et l’épuisement des réserves interviendrait en 2039. Pour réformer, il faudra entre autres agir sur le taux de cotisation et l’âge de départ à la retraite. Il faudra aussi corriger certaines anomalies puisqu’aujourd’hui, le régime des salariés du privé pénalise les carrières longues.

Par J.R.Y, Publié le 26/06/2019, mis à jour le 30/12/2019
Teaser Media

Ce n’est pas pour rien que l’assurance-vie rencontre du succès ces dernières années. Les inquiétudes autour de la viabilité des régimes de retraite ont en partie accéléré la prise de conscience sur la nécessité de bien préparer l’après-vie active. Aujourd’hui, l’un des régimes les plus menacés est celui des pensions civiles (régime des fonctionnaires) géré par la Caisse marocaine des retraites. C’est une bombe à retardement dont la détonation a été repoussée de quelques années. Les ajustements apportés en 2016 et les augmentations de salaire issues du dialogue social ont permis de retarder la date d’épuisement des réserves à 2028. Le déficit technique, c’est à dire, le décalage entre les cotisations et les prestations s’est établi à 6,1 milliards de DH en 2018. Pour retrouver les équilibres, il faudra notamment agir sur le taux de cotisation et l’âge de départ à la retraite. Aujourd’hui, moins de 2 personnes actives cotisent pour 1 retraité. Le rapport démographique est sur une tendance baissière depuis quelques années.

 

Comment en est-on arrivé là ?

 

La générosité de la retraite des fonctionnaires a été critiquée dans de nombreuses études y compris dans un des rapports de la Cour des comptes. « Le régime des pensions civiles se caractérise par une générosité des prestations en comparaison avec l’effort de cotisation consenti », avaient conclu les magistrats de la Cour des comptes. Il n’y a pas encore longtemps, une personne qui a effectué toute sa carrière dans la fonction et cotiser normalement pouvait prétendre à une pension équivalente à son dernier salaire. Le taux de remplacement moyen du dernier salaire dans la fonction publique dépasse 70 %. Cela dit, tous les fonctionnaires à la retraite ne sont pas dans une situation d’aisance. Dans le secteur privé, un salarié qui n’a cotisé qu’à la CNSS ne peut pas espérer plus de 4 200 DH de pension, quel que soit son revenu.

 

Aujourd’hui, plus de la moitié des pensions servies par le CNSS sont inférieures 1 500 DH. Même les équilibres financiers de la CNSS soulèvent quelques inquiétudes. En cas de statu quo, les premiers déficits apparaîtront en 2024 et l’épuisement des réserves interviendrait en 2039. Par ailleurs, il y a de nombreuses tares dans le régime actuel puisque vous ne pouvez pas percevoir une pension si vous n’avez pas atteint la durée de cotisation requise. Pour prétendre à une pension, un assuré doit cumuler au moins 3 240 jours de cotisation (10 ans). Cette durée de cotisation donne droit à une pension de 3 000 DH par mois contre 3 400 DH pour quelqu’un qui a cotisé pendant 15 ans. Autrement dit, le régime pénalise les carrières longues. Ce sont toutes ses imperfections qui doivent être corrigées dans la réforme.

 

La situation des régimes de retraite constitue une menace pour les finances publiques. Les retards dans la mise en œuvre de la réforme pourraient coûter cher aux contribuables.

Tourisme : l'ONMT table sur une forte reprise cet été

L’Office national marocain du tourisme (ONMT) vient de diffuser son premier bulletin bimensuel flash relance. Ce document d’analyse a pour principal objectif de mobiliser les professionnels du tourism...

Douane : baisse des trafics illicites en raison de la pandémie

Publié ce mardi 11 mai, le rapport d’activité de l’année 2020 de l’Administration des douanes et des impôts indirects (ADII) révèle que les trafics illicites, de drogues notamment, ont baissé durant l...

Bank Of Africa clôture la 3e édition de SMART Bank

Dans un communiqué publié ce lundi 10 mai, Bank Of Africa a annoncé avoir clôturé la troisième édition du programme national d’Open Innovation territoriale SMART Bank. Ce dispositif terrain réunit l’e...

TPME : hausse des taux d'intérêts

Dans son édition de ce mardi 11 mai, L’Économiste a révélé que les banques ont relevé les tarifs qu’elles appliquent aux très petites, petites et moyennes entreprises (TPME). Cette hausse du taux d'in...

Investissements publicitaires : forte hausse à mi-ramadan

Du 1er au 15 ramadan, les investissements publicitaires réalisés ont couté plus de 536,5 millions DH (MDH), soit une hausse de 45%, en glissement annuel. C’est ce qu’a appris la MAP auprès du spéciali...

Bilan de l'observatoire des délais de paiement

Ce dimanche 9 mai, le ministère de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’administration a publié le premier rapport annuel de l’Observatoire des Délais de Paiement. Ce document présente un di...