La presse arabophone (hebdos) du samedi 31 mai 2025

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Crise de l’abattage et flambée des prix | Démocratie et défis | Cannabis médical : potentiel économique | Débat sur la lutte anti-corruption | La SAMIR : une affaire à plusieurs facettes | Stratégie financière du Raja

AL MICHAAL : Crise de l’abattage et flambée des prix. À l’approche de Aïd Al-Adha, le secteur de l’élevage marocain traverse une crise grave avec une hausse record des abattages non réglementés. Certains bouchers abattent de nombreux moutons par semaine, tandis que les prix de la viande atteignent des sommets inédits. Cette situation alarmante survient malgré les directives royales visant à protéger le cheptel national. L’absence de contrôles efficaces et la faible capacité d’achat des citoyens exacerbent la crise, avec des conséquences désastreuses tant pour les éleveurs que pour les consommateurs.

LISSANE AL MAGHRIB : Démocratie et défis. Les contradictions entre pratiques sécuritaires et principes démocratiques persistent, soulignant la complexité de concilier droits humains et stabilité politique. Les tensions régionales et mondiales entravent les progrès vers des approches plus inclusives. Des initiatives de développement cherchent à concilier réalités locales et normes internationales, mais les structures politiques rigides limitent les réformes. La démocratie reste confrontée à des défis de légitimité et d’efficacité, malgré son importance affirmée dans les discours politiques. La question centrale reste l’équilibre entre ordre public et libertés fondamentales.

AL WATAN : Cannabis médical : potentiel économique. Le développement de l’utilisation médicale, pharmaceutique et industrielle du cannabis légal au Maroc, encadré par la loi 13-8, représente un enjeu économique majeur. Bien que sa culture illégale persiste, le cannabis local, comme la variété « Beldia », s’adapte mieux aux conditions environnementales que les imports, offrant des avantages aussi bien écologiques qu’économiques. Son développement pourrait stimuler l’économie nationale en optimisant les ressources en eau et en sol, tout en créant des débouchés légaux et profitables. Une opportunité à saisir pour renforcer les secteurs stratégiques.

AL OUSBOUE : Débat sur la lutte anti-corruption. Le Maroc suscite des critiques après l’adoption d’une loi limitant le rôle des ONG dans les affaires de corruption. Malgré les appels répétés des institutions de gouvernance à plus de transparence, le gouvernement restreint la lutte anti-corruption aux élus, excluant les organismes publics souvent impliqués dans des malversations. Cette mesure contredit les engagements nationaux et internationaux, notamment la stratégie nationale de lutte contre la corruption qui prévoyait la participation de la société civile. La non-activation de la Commission nationale anti-corruption renforce les inquiétudes et soulève des questions sur la volonté réelle de réforme.

AL AYYAM : La SAMIR : une affaire à plusieurs facettes. La privatisation en 1997 de la SAMIR, unique raffinerie marocaine, au profit du Saoudien Mohammed Al-Amoudi (67% des actions pour 2 milliards de DH), suscite des interrogations. Malgré des investissements initiaux, l’entreprise a sombré dans la faillite, laissant des dettes colossales. Les retards judiciaires et l’absence de mesures gouvernementales pour protéger les consommateurs des prix élevés des carburants alimentent les critiques. Les relations politiques d’Al-Amoudi, notamment avec l’ex-ministre saoudien de la Défense, suscitent le doute sur les conditions opaques de cette acquisition.

AL MOUNTAKHAB : Stratégie financière du Raja. Le Raja Casablanca dévoile sa situation financière : des actifs évalués à 51 millions de dirhams (valeur des joueurs, marque, académie) pour une dette de 13 millions. Le club procède à une augmentation de capital à hauteur de 25 millions de dirhams, dont 15 millions apportés par un investisseur sur trois ans. Si l’académie reste juridiquement la propriété de l’association, sa gestion sera confiée à la nouvelle société sportive. Cette restructuration vise à renforcer la stabilité financière du club et à poser les bases d’un avenir plus pérenne.

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