La presse arabophone du samedi 8 mars 2025

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L’Aïd annulé, que vont épargner les Marocains ? | Le mal arrive du Sahel | L’obsession médiatique algérienne | La guerre de l’Algérie contre l’influence culturelle marocaine | La guerre des psychotropes à la frontière maroco-algérienne | 25 ans de confrontation entre Occident et islam radical

AL MICHAAL : Aïd annulé, que vont épargner les Marocains ? L’annonce royale invitant la population à s’abstenir du sacrifice de l’Aïd Al Adha est bien plus qu’une mesure pragmatique : c’est un signal d’alarme face aux défis climatiques et économiques du pays. La sécheresse persistante a réduit le cheptel et fait flamber les prix, rendant l’achat d’un mouton inaccessible pour de nombreuses familles. Car son achat représente une dépense considérable : celui-ci commence autour de 5.000 dirhams pour une petite bête à sacrifier.

LISSANE AL MAGHRIB : Le mal arrive du Sahel. Les récentes révélations sur un projet terroriste déjoué soulignent un danger grave pour la stabilité du Maroc. Selon les informations des services de sécurité, une éventuelle alliance entre groupes terroristes (notamment Daech) et réseaux de trafic, soutenue par des puissances concurrentes du Maroc dans la région du Sahel, émerge. Cette dynamique met en lumière une stratégie complexe visant à déstabiliser le royaume, en mobilisant à la fois des acteurs étatiques et non-étatiques. L’objectif : affaiblir l’influence du Maroc et ses intérêts dans cette région stratégique.

AL AYYAM : L’obsession médiatique algérienne. C’est un phénomène inquiétant… Depuis 2021, une large proportion des contenus traitant de la politique étrangère algérienne semble être centrée sur des accusations contre le Royaume, alimentant ainsi une campagne de désinformation systématique. Cette concentration de contenus virulents témoigne de l’acharnement médiatique orchestré par le gouvernement algérien. En parallèle, les tensions grandissantes entre les peuples des deux nations, exacerbées par ces récits biaisés, mettent en lumière le rôle central de la propagande étatique dans la division régionale.

ASSAHIFA : La guerre de l’Algérie contre l’influence culturelle marocaine. Depuis des décennies, le peuple algérien est profondément influencé par la culture, la cuisine, le vêtement traditionnel et l’histoire marocaines. Chaque foyer algérien porte une empreinte marocaine dans ses pratiques quotidiennes. Pourtant, le régime algérien mène une véritable « guerre » contre cette influence, allouant des millions de dollars pour effacer ces liens et redéfinir l’identité nationale. Le couscous, les zelliges, le caftan et les figures spirituelles marocaines sont ainsi revendiqués comme algériens. Une guerre culturelle où même l’histoire semble être manipulée pour imposer une réalité détournée.

AL WATAN : La guerre des psychotropes à la frontière maroco-algérienne. Ces médicaments, connus sous le nom de « qarqoubi », représentent une arme destructrice utilisée par l’Algérie pour perturber la stabilité du Maroc. Ces substances, régulièrement interceptées par les forces de sécurité marocaines, proviennent principalement de laboratoires algériens étroitement contrôlés par les services militaires. Bien plus qu’un simple trafic de drogues, cette situation s’inscrit dans une stratégie de guerre non conventionnelle visant à déstabiliser la société marocaine. L’enjeu est de taille : préserver la santé publique et maintenir l’ordre face à une agression qui dépasse les frontières du simple conflit politique.

ASSABIL : 25 ans de confrontation entre Occident et islam radical. L’Occident, après le 11 septembre 2001, s’est lancé dans une guerre contre le fondamentalisme islamiste, marquée par des interventions militaires en Afghanistan, en Irak et en Libye. Ces guerres ont-elles réellement porté leurs fruits ? Les résultats demeurent mitigés. Si la sécurité semble renforcée en Occident, les sociétés sont devenues plus polarisées, nourrissant une islamophobie croissante. Les violences du Hamas en octobre 2023 rappellent que ces luttes sont souvent l’écho de dynamiques coloniales anciennes. Ces guerres, loin de résoudre les conflits, ont exacerbé des fractures idéologiques et géopolitiques profondes.

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