La presse arabophone (hebdos) du samedi 24 mai 2025

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Régulation numérique | Facture scolaire | Le mutisme universitaire marocain | Agriculture sous-financée | Tensions et conséquences | Ronaldo, le rêve africain

AL OUSBOUE : Régulation numérique. Les réseaux sociaux marocains connaissent une agitation sans précédent liée à l’absence de régulation juridique des plateformes comme YouTube. Le ministre de la Jeunesse, Mehdi Bensaïd, est au centre d’une mission visant à encadrer les contenus et protéger les données. Son rôle s’étend à des dossiers majeurs comme le patrimoine, l’intelligence artificielle et le projet « Maroc 2030 ». Critiqué mais influent, il réussit à peser sur des décisions sensibles, marquant un tournant inédit dans la gestion de la communication gouvernementale et numérique.

AL MICHAAL : Facture scolaire. Les écoles privées marocaines augmentent leurs frais de scolarité chaque année, sans cadre réglementaire clair avec le ministère de l’Éducation. Ce secteur échappe à tout contrôle, malgré son rôle croissant dans l’enseignement. Les parents subissent ces coûts sans garantie de qualité ni transparence. Dans ce contexte, un projet de loi, initié par le ministre Saad Berrada, cherche à définir les responsabilités et les missions incombant aux établissements d’enseignement privé en vue d’encadrer les tarifs, d’assurer l’égalité des chances et de superviser ces établissements qui fonctionnent en marge des régulations publiques.

AL WATAN : Silence universitaire. Au Maroc, le monde universitaire peine à jouer pleinement son rôle dans l’analyse critique du champ politique. Alors que d’autres pays s’appuient sur leurs universités pour éclairer le débat public, les institutions marocaines restent en retrait. Hormis quelques initiatives individuelles isolées, l’engagement académique dans les enjeux politiques, économiques et syndicaux reste marginal. Ce désengagement laisse la société sans outils pour décrypter les discours et actions des acteurs politiques, une mission pourtant indissociable de celle de la formation.

LISSANE AL MAGHRIB : Agriculture sous-financée. L’agriculture familiale, essentielle à la sécurité alimentaire et à l’emploi rural, reste sous-financée malgré son importance. Celle-ci représente 70% des exploitations marocaines. Abdelkader Amara, président du Conseil économique, social et environnemental, souligne son rôle clé dans la résilience climatique et la préservation des écosystèmes. Néanmoins, seuls 14 milliards de dirhams lui sont alloués contre 99 milliards pour l’agriculture intensive. Un rééquilibrage des investissements est nécessaire pour valoriser ce secteur vital.

AL AYYAM : Tensions et conséquences. L’Agence américaine pour le développement international (USAID) a joué un rôle clé au Maroc, finançant des projets de santé, d’énergie renouvelable, d’aide humanitaire et de développement économique. Cette institution, qui a contribué à la reconstruction post-séisme à hauteur de 12,6 M$, a vu ses activités brutalement suspendues en février 2025. Cette suspension soudaine a semé l’incertitude, mettant en péril des projets vitaux. Au-delà de ses conséquences immédiates, cette crise souligne l’impact des tensions géopolitiques sur l’aide au développement et la fragilité de ces mécanismes face aux bouleversements diplomatiques.

AL MOUNTAKHAB : Ronaldo, le rêve africain. Le Wydad Casablanca, qualifié pour la prochaine Coupe du Monde des Clubs, envisagerait de recruter Cristiano Ronaldo, dont l’avenir à Al-Nassr demeure incertain. Parmi plusieurs clubs qui cherchent à profiter de cette incertitude, le club marocain souhaiterait frapper un grand coup en attirant la star portugaise. Objectif : renforcer son effectif avec un joueur d’envergure mondiale et accroître son impact médiatique durant la compétition organisée par la FIFA en juin.

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