La presse arabophone du mardi 18 mars 2025

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Le pouvoir d’achat en péril | Détentions pour manifestation contre la vie chère | Le renouveau politique, une nécessité | Six ans après le discours royal … | Le Maroc renforce son influence | La fin du Polisario ? |

BAYANE AL YAOUME : Le pouvoir d’achat en péril. Face à la flambée des prix des denrées essentielles, la capacité d’achat des Marocains, surtout des ménages modestes, s’effondre. Entre spéculation et absence de contrôle efficace, le marché devient un terrain de jeu pour les profiteurs. La défiance envers les promesses de baisse des prix grandit, tandis que les mesures gouvernementales restent insuffisantes. La protection du consommateur nécessite des réformes urgentes : lois adaptées, lutte contre l’arnaque commerciale et sensibilisation citoyenne. Sans actions concrètes, l’injustice économique continuera d’éroder la cohésion sociale.

AL AHDATH AL MAGHRIBIYA : Détentions pour manifestation contre la vie chère. Sept personnes sont poursuivies à Sefrou après des manifestations contre la cherté de la vie au marché de Rabat El Kheir. Six sont en détention et une en liberté provisoire. Les accusations incluent usurpation de fonction, incitation à la violence et rébellion. Un manifestant est poursuivi pour diffusion de fausses informations via Facebook, tandis qu’un autre est accusé de possession d’arme blanche. Quatorze personnes avaient été arrêtées, sept ont été libérées sans poursuites après enquête du parquet et de la gendarmerie.

AL AKHBAR : Le renouveau politique, une nécessité. Au Maroc, la longévité des dirigeants politiques et syndicaux entrave le changement. Ces figures s’accrochent au pouvoir, modifiant les lois internes pour préserver leurs privilèges. Ce verrouillage étouffe les jeunes talents et freine l’innovation. Pourtant, l’avenir exige un renouvellement urgent des élites, fondé sur la compétence et l’alternance. La démocratie interne doit primer sur la reproduction des élites vieillissantes. Il est temps d’instaurer une véritable culture du mérite et de préparer une relève capable de relever les défis économiques et sociaux de demain.

AL ITTIHAD AL ICHTIRAKI : Six ans après le discours royal … Les retards de paiement restent un fléau pour les petites et moyennes entreprises marocaines, menaçant leur stabilité et leur développement. Malgré les directives royales de 2018, ce problème persiste, fragilisant le tissu économique national. L’entrée en vigueur de la dernière phase de la loi 69.21 marque un tournant : désormais, des sanctions financières dissuasives s’appliquent aux retardataires. Ce cadre légal vise à instaurer une culture de respect des engagements financiers, essentielle pour un climat des affaires sain et une croissance économique durable.

AL ALAM : Le Maroc renforce son influence. Le Royaume a récemment enregistré des succès majeurs à l’échelle régionale et internationale dans les domaines économique, des droits de l’Homme et du sport. Il a été élu à la présidence du comité économique de l’ONU pour l’Afrique, renforçant son rôle dans la gouvernance économique du continent. Amina Bouayach a été désignée présidente du réseau mondial des institutions nationales des droits de l’Homme. Enfin, Fouzi Lekjaa a été élu au conseil de la FIFA, affirmant la présence marocaine sur la scène footballistique mondiale.

ASSABAH : La fin du Polisario ? Le Polisario traverse une crise sans précédent, miné par des divisions internes et un projet indépendantiste en déclin. Face à la colère croissante dans les camps, Ibrahim Ghali tente de gagner du temps, mais l’armée algérienne, spectatrice, prépare déjà l’après-Ghali. L’Algérie, confrontée à ses propres crises, remet en question son soutien à un mouvement à l’agonie. Pendant ce temps, le Maroc avance stratégiquement, attirant d’importants investissements internationaux dans le Sahara, scellant ainsi le sort du Polisario et réduisant à néant le rêve algérien d’un accès à l’Atlantique.

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