Soudan : le général al-Burhan lève l’état d’urgence

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Le chef des armées soudanaises, Abdel-Fattah Burhan, a levé, dimanche 29 mai, l’état d’urgence imposé au pays à la suite du coup d’État qu’il a dirigé en octobre dernier. Cette décision est intervenue quelques heures après que le Conseil de sécurité et de défense, l’organe suprême de sécurité du Soudan, a recommandé la fin de cette mesure. Il a également appelé à la libération des détenus. Ces recommandations visent à faciliter le dialogue entre l’armée et le mouvement pro-démocratique. Plus tôt dans la journée du dimanche, l’envoyé des Nations Unies pour le Soudan, Volker Perthes, a exhorté les dirigeants du pays à lever l’état d’urgence. Il a aussi déploré le meurtre de deux personnes lors de la répression des manifestants pro-démocratie du samedi 28 mai.(FILES) In this file photo taken on October 26, 2021 Sudan's top army general Abdel Fattah al-Burhan gives a press conference at the General Command of the Armed Forces in Khartoum. - Sudan's army chief Abdel Fattah al-Burhan on May 29, 2022 lifted a state of emergency imposed since last year's military coup, the ruling sovereign council said. Burhan "issued a decree lifting the state of emergency nationwide," the council said in a statement. The order was made "to prepare the atmosphere for a fruitful and meaningful dialogue that achieves stability for the transitional period", it added. (Photo by Ashraf SHAZLY / AFP)
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Le chef des armées soudanaises, Abdel-Fattah al-Burhan, a levé, dimanche 29 mai, l’état d’urgence imposé au pays à la suite du coup d’État qu’il a dirigé en octobre dernier. Cette décision est intervenue quelques heures après que le Conseil de sécurité et de défense, l’organe suprême de sécurité du Soudan, a recommandé la fin de cette mesure. Il a également appelé à la libération des détenus.

Ces recommandations visent à faciliter le dialogue entre l’armée et le mouvement pro-démocratique, a expliqué le ministre de la Défense, le général de division Yassin Ibrahim Yassin. En effet, le pays connaît des manifestations massives et fréquentes exigeant la fin du régime militaire. Pendant ces rassemblements, les forces armées ont arrêté plusieurs militants.

Plus tôt dans la journée du dimanche, l’envoyé des Nations Unies pour le Soudan, Volker Perthes, a exhorté les dirigeants du pays à lever l’état d’urgence. Il a déploré le meurtre de deux personnes lors de la répression des manifestants pro-démocratie du samedi 28 mai. «Une fois de plus : Il est temps que la violence cesse», a martelé Perthes sur Twitter.

Des centaines de personnes ont défilé samedi à Khartoum, où les forces de sécurité ont violemment dispersé la foule et l’ont poursuivie dans les rues. L’une des deux victimes de ces affrontements a été abattue par les forces de sécurité et l’autre a été asphyxiée par des gaz lacrymogènes. C’est le Comité des médecins du Soudan, qui fait partie du mouvement pro-démocratique, qui a fait état de ce bilan.

Pour rappel, depuis le putsch militaire du 25 octobre 2021, le chaos règne au Soudan. Les militaires ont entravé la transition du pays vers la démocratie après trois décennies de régime répressif de l’ancien président Omar Al-Béchir. Ce dernier et son gouvernement, soutenu par des groupes extrémistes, ont été destitués par l’armée lors d’un soulèvement populaire en avril 2019.

À ce jour, la répression des manifestations au Soudan depuis octobre dernier a fait au moins 98 morts et plus de 4.300 blessées. De plus, l’armée a lancé une vaste campagne d’arrestation pour appréhender les militants et les fonctionnaires dissidents. De nombreuses personnes parmi ces détenus politiques ont été libérées grâce à la pression des Nations Unies et de gouvernements occidentaux.

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