Sénégal : le parti Pastef se tourne vers la Cour de la CEDEAO

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Sénégal : le Pastef se tourne vers la Cour de la CEDEAOL’opposant sénégalais Ousmane Sonko. © AFP
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Le leader de l’ex-Parti patriote du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef), Ousmane Sonko, a pris une mesure audacieuse. Il a déposé trois requêtes devant la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Ces dernières interviennent à la suite d’une série d’événements qui ont récemment secoué le pays.

Violations des droits de l’Homme et atteintes au droit international

La première, et la plus substantielle, requête du Parti Pastef expose pas moins de 11 violations des droits internationaux de l’Homme. L’avocat de Ousmane Sonko, Me Ciré Clédor Ly, accuse l’État du Sénégal d’avoir «rompu les amarres avec l’État de droit et la démocratie». «Il a poussé la violence d’État et les persécutions à un niveau inimaginable pour un pays membre des Nations Unies, signataire du Statut de Rome de la Cour pénale internationale», a-t-il déploré.

Le Parti Pastef exige un verdict avant l’échéance électorale

S’agissant de la 2ᵉ requête du parti, elle porte sur l’accélération du processus judiciaire. Elle concerne l’obtention du jugement de la demande principale avant l’échéance de dépôt des candidatures à la présidentielle. Le Parti Pastef insiste sur l’importance de ne pas compromettre la collecte de parrainages pour lui et son candidat, Ousmane Sonko.

Demande en référé pour préserver les droits et intérêts

Enfin, la 3ᵉ requête déposée près la Cour de la CEDEAO est en référé. Le Parti Pastef demande à la Cour de se prononcer, dans un délai de 48 heures, sur trois revendications cruciales. Ces dernières ne peuvent pas attendre au-delà du 28 septembre 2023. Ces mesures provisoires visent à préserver les droits de Ousmane Sonko, son Parti et l’État du Sénégal.

La Cour notifie les requêtes du Sénégal

Par ailleurs, les avocats de Ousmane Sonko ont notifié les requêtes à l’État du Sénégal. De même, ils l’ont invité à répondre des allégations de violations des droits de l’Homme exposées dans la 1ʳᵉ requête. Ces accusations soulignent diverses transgressions. Elles concernent des violations des droits à une défense, à un procès équitable et à l’accès à un avocat. Il s’agit aussi de violations des droits à la liberté de circulation, à la santé physique et morale et à la protection des données personnelles, entre autres.

Des requêtes importantes pour le Parti Pastef

Ces requêtes devant la CEDEAO prennent une importance particulière à la lumière des élections présidentielles prévues pour février 2025. Elles visent à résoudre un différend entre Ousmane Sonko et l’État sénégalais concernant sa participation à ces élections. Les avocats de Sonko cherchent ainsi à garantir un processus électoral équitable et à protéger les droits de leur client.

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