RDC-Rwanda : le dossier des FDLR reste central dans l’accord de paix
La mise en œuvre de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda avance, mais le dossier des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) continue de compliquer les négociations. Lors de leurs discussions des 12 et 13 août à Genève, Kinshasa et Kigali ont annoncé de nouvelles mesures destinées à renforcer le suivi de leurs engagements.
La RDC a notamment présenté son dispositif de désarmement, démobilisation et réintégration des combattants des FDLR. Cette initiative intervient après l’annonce, le 28 juillet, de l’adhésion d’une faction du groupe à un protocole prévoyant son désarmement et son cantonnement.
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Un désaccord persistant sur le sort des FDLR
Le différend porte toutefois sur la méthode à adopter. Kinshasa défend une approche fondée sur le désarmement et la réintégration, tandis que Kigali réclame la neutralisation du groupe armé, conformément aux engagements pris à Washington.
Le processus accuse déjà un retard important. Le premier cadre avait été établi le 31 octobre 2024 et prévoyait des opérations dans un délai de trois mois. Pourtant, l’ordre opérationnel destiné à concrétiser ces engagements n’a toujours pas été pleinement mis en œuvre.
Une nouvelle réunion est programmée les 16 et 17 septembre à Genève. Une conférence prévue en octobre doit ensuite permettre d’adopter un ordre opérationnel révisé, près de deux ans après le premier accord.