Mali : les établissements bancaires prolongent la grève

Temps de lecture :
Le Mali lève 8,13 milliards FCFA lors d'une émission d'obligationsIllustration. © Dr
A A A A A

Les Maliens sont confrontés à une série de grèves depuis le mercredi passé, et ce à une semaine de la plus grande fête musulmane. Beaucoup s’inquiètent de savoir s’ils vont pouvoir accéder à leur argent pour les préparatifs de la Tabaski (Ndlr : fête du sacrifice), puisque les établissements bancaires sont aussi de la partie.

Et cela s’est vite fait sentir avec un manque de liquidité qui provoque déjà une augmentation des prix dans les marchés. Pour les entreprises, les débrayages dans les banques entraînent un ralentissement de leurs activités. Les transactions bancaires sont bloquées. Recevoir de l’argent ou effectuer des virements pour payer les fournisseurs, les salaires et les marchandises sont quasi impossibles.

Lire aussi : Mali : baisse de 62,5 % du bénéfice net de la CMDT à 6 millions de dollars en 2023

Le président du patronat malien, Mossadeck Bally, espère que les négociations en cours pourront aboutir rapidement afin que «cette grève prenne fin dans les plus brefs délais». Pour lui, «une entreprise a besoin de services bancaires tous les jours donc un jour de fermeture est un jour de trop», a rapporté RFI.

Par ailleurs, le patronat réclame depuis plusieurs semaines l’instauration d’un service minimum dans le secteur bancaire. Le droit de grève étant inscrit dans la Constitution, une telle mesure devra, pour être mise en place, faire l’objet de concertation entre l’État, les partenaires sociaux et le secteur privé.

Pour rappel, le Syndicat national des banques, des assurances, des établissements financiers et des entreprises du Mali (SYNABEF) a mené une grève de jeudi à samedi après l’arrestation mercredi de son secrétaire général, Hamadoun Bah.

Lire aussi : Mali : le FMI annonce un financement d’urgence de 120 millions de dollars

Dans un nouveau communiqué, le syndicat appelle les salariés à poursuivre la grève à partir de dimanche. Le SYNABEF «décide de poursuivre l’arrêt de travail à partir du 9 juin 2024 jusqu’à la libération complète de notre camarade».

La SYNABEF a reçu ce weekend le soutien de plusieurs organisations syndicales. Dans des communiqués distincts, les travailleurs des secteurs des mines, des collectivités territoriales ou de l’éducation réclament la libération d’Hamadoun Bah. Un élargissement de la mobilisation à d’autres secteurs pourrait donc intervenir si la revendication n’est pas entendue.

Recommandé pour vous

Tunisie : appel à des avantages fiscaux pour le paiement électronique

En Tunisie, Sofiène Ouermi propose des incitations fiscales pour le paiement électronique. Une piste clé pour réduire l’usage du cash.

Le budget éthiopien 2026/2027 grimpe à 14,5 milliards de dollars

Le budget éthiopien atteint 14,5 milliards de dollars pour 2026/2027. Une hausse marquée à suivre dans une économie encore sous pression.

Rwanda : 35,7 millions de dollars débloqués par le FMI

Le FMI a accordé au Rwanda un premier décaissement de 35,7 millions de dollars dans le cadre d’un programme de 250 millions destiné à soutenir l’économie et les réformes.

Tunisie : le e-commerce peine à s’imposer

En Tunisie, le commerce en ligne ne séduit que 8,7% des consommateurs. Découvrez les freins qui ralentissent encore ce marché numérique.

Côte d’Ivoire : une croissance moyenne de 6,8% visée d’ici 2029

La Côte d’Ivoire anticipe une croissance moyenne de 6,8 % entre 2027 et 2029, portée par les recettes internes, l’investissement public et une dette jugée soutenable.

Or africain : Pékin retarde l’acquisition d’Allied Gold par Zijin Mining

Pékin reporte au 29 juillet le rachat d’Allied Gold par Zijin Mining suite à des doutes sur la prime payée et les risques au Mali, où se situe la moitié de la production visée.
pub