Le Sénégal revendique l’initiative de la fin de l’accord de pêche avec l’UE

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Port de M'diq : hausse de 39% des débarquements de pêche en 2025Illustration © DR
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Apparemment entre l’enseignement supérieur et pêche, il n’y qu’un pas. Le ministre sénégalais de l’Enseignement supérieur Abdourahmane Diouf, a réfuté les propos de l’Union européenne (UE), qui avait annoncé ne pas vouloir renouveler l’accord en raison de «défaillances» du Sénégal dans la lutte contre la pêche illicite.

Si l’on se fie à Abdourahmane Diouf, c’est le gouvernement sénégalais avait depuis longtemps décidé de ne plus signer d’accords avec l’UE car ils appauvrissent les pêcheurs locaux. Le secteur de la pêche, qui emploie près de 50.000 pêcheurs, est en crise au Sénégal, aggravée par la concurrence des navires étrangers. Il s’exprimait lors d’un meeting électoral.

Quant à la ministre des Pêches, Fatou Diouf, elle a soutenu ces déclarations, précisant que son ministère n’avait pas encore entamé de négociations pour un renouvellement. Elle a rappelé avoir commandé une évaluation dès sa prise de fonction afin de mieux comprendre les enjeux et les impacts des licences de pêche, soulignant que cette analyse était en cours.

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La question de la gestion des ressources marines sénégalaises est devenue cruciale, notamment sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, qui a mis en avant une répartition équitable des ressources naturelles. En mai, il avait appelé à un audit du pavillon sénégalais, souvent critiqué pour son opacité. Le président souhaite que ces ressources bénéficient principalement aux Sénégalais.

La fin de l’accord affectera 18 navires européens, principalement espagnols et français. Pour rappel, au mois de mai, le ministère sénégalais avait listé 132 navires industriels opérant dans ses eaux, parmi lesquels de nombreux bateaux enregistrés sous pavillon sénégalais mais soupçonnés d’appartenir à des intérêts étrangers. L’accord de pêche liant l’État du Sénégal et l’UE signé en 2019, devrait prendre fin dimanche à minuit.

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