Bénin : Patrice Talon prend la tête du Sénat pour cinq ans
Au Bénin, Patrice Talon a été élu le 6 août président du Sénat pour un mandat de cinq ans, moins de trois mois après avoir quitté la présidence de la République. Seul candidat en lice, l’ancien chef de l’Etat a obtenu 24 voix sur 25 lors d’un vote à bulletin secret, au terme de l’installation de cette nouvelle institution parlementaire.
Cette élection place l’ex-président à la tête d’une chambre haute récemment créée dans le cadre d’une réforme constitutionnelle adoptée en 2025. Dans l’architecture institutionnelle béninoise, le président du Sénat devient l’une des plus hautes autorités de l’Etat, ce qui confère à ce retour politique une portée nationale immédiate, mais aussi une résonance plus large en Afrique de l’Ouest, où les recompositions institutionnelles sont suivies de près par la CEDEAO et l’Union africaine.
Patrice Talon au Sénat, un retour politique sous forte attention
Le nouveau Sénat béninois compte 25 membres. Son installation intervient dans un contexte de redéfinition des équilibres au sommet de l’Etat, après la fin du second mandat présidentiel de l’ancien dirigeant. L’élection s’est déroulée sans suspense, puisqu’aucun autre candidat ne s’était déclaré, ce qui a facilité une prise de fonctions rapide à la tête de l’institution.
La création de cette chambre haute remonte à une révision constitutionnelle adoptée en novembre 2025, à quelques mois de la fin du mandat présidentiel. Le texte avait alors suscité des critiques de l’opposition, qui y voyait un risque de concentration de l’influence politique autour du pouvoir sortant. A l’inverse, des partisans de la réforme ont défendu un mécanisme destiné à renforcer l’encadrement législatif, la représentation institutionnelle et la stabilité de l’Etat dans un pays souvent présenté comme l’une des démocraties les plus structurées d’Afrique francophone.