La Chine ouvre son marché aux exportations africaines

Temps de lecture :
La 5e édition du Salon sino-africain s’ouvre à Casablanca, le 10 juin 2026Image d'illustration © DR
A A A A A

La Chine a dévoilé une mesure majeure à l’ouverture de la quatrième exposition économique et commerciale Chine-Afrique, tenue à Changsha le 12 juin 2025. Elle prévoit de lever l’ensemble des droits de douane sur les importations provenant de 53 pays africains ayant des relations diplomatiques avec Pékin. Cette initiative marque un tournant : jusqu’ici, seuls 33 États africains, classés parmi les moins avancés, en bénéficiaient. Les économies à revenu intermédiaire sont désormais incluses, à l’exception de l’Eswatini, qui maintient ses relations avec Taïwan.

Cette décision intervient alors que les États-Unis ont récemment relevé leurs tarifs douaniers sur certains produits africains, jusqu’à 50%, exacerbant les tensions commerciales. En ce sens, la Chine se positionne en partenaire alternatif, prônant un commerce plus équitable avec le continent.

AES : qui sont ces états qui mettent la pression à la Chine ?

Corriger les déséquilibres, renforcer les alliances

La Chine affiche actuellement un excédent commercial de 62 milliards de dollars avec l’Afrique. Pékin espère ainsi rééquilibrer cette relation en ouvrant davantage ses portes aux produits africains, en particulier ceux des puissances économiques du continent telles que l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Kenya, le Nigeria ou encore le Maroc.

Les pays les moins développés ne sont pas oubliés : Pékin promet de les accompagner avec des soutiens techniques et logistiques pour garantir leur intégration dans cette nouvelle dynamique.

Au-delà de l’économie, cette démarche s’inscrit dans une stratégie d’influence plus large. Le président Xi Jinping évoque la construction d’une « communauté de destin Chine-Afrique », visant à renforcer les partenariats Sud-Sud. Un pacte économique renforcé est en cours d’élaboration, incluant des mesures pour faciliter à la fois les échanges commerciaux et humains.

Recommandé pour vous

Sénégal : le Pastef veut des clarifications sur la dette sénégalaise

Après l’accord avec le FMI, le Pastef exige plus de transparence sur la dette sénégalaise et ses effets possibles sur les ménages. A lire.

Fournaise

Ca gronde en Tunisie. Contre le président Saïed d’abord. Contre les coupures ensuite. Mais au fond, c’est la même colère. Celle de se sentir abandonné par l’Etat.

Ouganda : la production pétrolière attendue d’ici fin 2026

L’Ouganda annonce le lancement de sa production pétrolière d’ici fin 2026, avec 40.000 barils/jour à terme, malgré les critiques environnementales et sociales.

Tabac : l’Afrique renforce sa place sur le marché mondial

La production africaine de tabac gagne du terrain sur le marché mondial, malgré une baisse générale de la production à l’échelle internationale.

Rentrée scolaire en Afrique : les familles confrontées à la hausse des coûts

La rentrée scolaire en Afrique est marquée par la hausse des prix des fournitures et des manuels, ainsi que par des frais de scolarité jugés trop élevés.

Kenya : les autorités renforcent leur dispositif face à la menace d’El Niño

Le Kenya renforce ses mesures face à El Niño, avec 46 comtés sur 47 menacés par des pluies intenses, inondations et glissements de terrain.
pub