La capitalisation de la Bourse d’Alger s’est multipliée par sept après l’introduction d’une banque publique

Temps de lecture :
Introduction du CPA à la Bourse d'AlgerIntroduction du CPA à la Bourse d'Alger.© DR
A A A A A

Le capital de la bourse d’Alger a été multiplié par sept après l’admission à la cotation des titres de la banque publique Crédit Populaire d’Algérie (CPA). C’est la plus grande introduction en bourse (IPO) de l’histoire depuis sa création en 1997. Cette opération a permis au CPA de lever 112 milliards de dinars (831 millions de dollars).

Selon les données publiées sur le site de la bourse, l’introduction officielle des titres qui avaient été mis en vente au public entre le 30 janvier et le 14 mars sur le compartiment principal du marché a porté la capitalisation boursière totale à 532 milliards de dinars (3,95 milliards de dollars) contre 72 milliards de dinars auparavant.

«La création du Crédit Populaire d’Algérie constitue une étape importante dans les efforts du gouvernement pour réformer le système financier», a déclaré le ministre algérien des Finances, Laaziz Faid, lors d’une cérémonie marquant le début des négociations pour les titres de CPA, tout en ajoutant qu’un autre établissement bancaire public, la Banque locale de développement, entrera sur le marché, d’ici fin 2024.

D’après la Commission d’organisation et de contrôle des opérations boursières (COSOB), les investisseurs particuliers ont acquis près de 70% des 49 millions d’actions de la CPA mises en vente au prix unitaire de 2.300 dinars (17,08 dollars), selon la Commission d’organisation et de contrôle des opérations boursières (COSOB).

L’arrivée du Crédit Populaire d’Algérie sur le marché porte désormais à six le nombre de sociétés cotées, après Alliance Assurances, Biopharm, El Aurassi, Saïdal et AOM Invest.

Recommandé pour vous

Kenya : l’inflation poursuit sa progression en juillet

Au Kenya, l'inflation a atteint 6,5% en juillet, portée par la hausse des prix alimentaires, tandis que les prix des carburants sont restés stables.

Afrique de l’Ouest : quand l’argent peine à financer l’économie

La BAD estime que l’Afrique de l’Ouest souffre moins d’un manque de capitaux que d’une mauvaise circulation des ressources, entre faible fiscalité et épargne mal orientée.

Or : l’Afrique de l’Ouest à l’épreuve du repli des cours

Le recul de l’or commence à peser sur les redevances minières en Afrique de l’Ouest. Les nouvelles règles fiscales renforcent la rente publique, mais restent exposées aux cours.

Minerais critiques : Washington et Pékin lorgnent les ressources ouest-africaines

Riches en minerais critiques, les pays d’Afrique de l’Ouest attirent les convoitises de Pékin et de Washington, engagés dans une compétition croissante.

Croissance économique : l’Afrique face à la menace climatique

La BAD alerte qu’un nouvel épisode d’El Niño pourrait coûter jusqu’à 20 milliards de dollars à l’Afrique et réduire de 2% le PIB des pays les plus touchés.

Chine-Afrique : les investissements explosent en 2026

Les investissements de la Chine en Afrique ont bondi de 254% au premier semestre 2026, confirmant le rôle stratégique du continent dans le Nouvelle route de la soie.
pub