Gabon : concertation politique pour la transparence électorale

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Gabon : plus d'une année de silence, Ali Bongo parleL'ancien président gabonais, Ali Bongo Ondimba © DR
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Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, a ouvert, lundi 13 février, les travaux de la concertation de la classe politique sur les questions électorales, en présence des partis politiques de la majorité et de l’opposition.

Cette rencontre, qui s’achèvera le 23 février, devrait permettre, selon le gouvernement gabonais, d’établir les conditions de l’organisation de consultations électorales apaisées dans le pays.

En outre, l’organisation de cette concertation à six mois de la présidentielle 2023 vient répondre à l’appel lancé par l’opposition gabonaise. Celle-ci sollicite, depuis l’année dernière, ce dialogue politique afin de procéder notamment à une réforme électorale.

Pour sa part, Paulette Missambo, présidente de l’Union nationale de l’opposition, a noté des bons et des mauvais points, à l’issue de la cérémonie d’ouverture. «Je note une satisfaction, c’est que le chef d’État a indiqué que les conclusions des travaux devaient être traduites en lois. En revanche, on limite la participation à 30 représentants de la majorité et de l’opposition. À partir du moment où on a invité tout le monde, il faut faire en sorte que tout le monde participe aux délibérations ».

De son côté, le porte-parole de la majorité présidentielle, Florentin Moussavou, a salué l’initiative du président gabonais de réunir la classe politique autour d’une table, non pas pour régler une crise mais pour prévenir le pays contre les violences post-électorales. «Il n’y a pas chez la majorité le moindre doute quant au fait de voir cette concertation apporter les fruits. Soyons en mesure de saluer ce geste de grandeur que le président de la république vient de lancer», a-t-il affirmé.

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