En RDC, la part des créances étrangères chute à 39% en 4 ans

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En RDC, la part des créances étrangers chute à 39% en 4ansLe prédirent de la RDC, Félix Tshisekedi © DR
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Entre 2020 et 2024, la République du Congo a profondément revu sa stratégie d’endettement, en réduisant sa dépendance à la dette extérieure au profit d’un financement plus local. Selon le rapport annuel de la dette publique paru en juillet 2024, cette réorientation vise à limiter les risques liés au change et à renforcer la prévisibilité du service de la dette, a rapporté Ecofin.

En quatre ans, la part de la dette extérieure est passée de 57,12% à 39,32% du portefeuille global, soit une baisse de près de 18 points. À l’inverse, la dette intérieure représente désormais 60,68% de la dette publique, contre 42,88% en 2020. Cette mutation stratégique s’inscrit dans une volonté de privilégier le marché régional de la CEMAC, permettant au Trésor congolais de mobiliser des ressources en monnaie nationale, à des conditions jugées plus stables.

Lire aussi : RDC : le FMI valide un financement de 261,9 millions de dollars

Selon le rapport, à la fin de l’année 2024, la dette extérieure du Congo s’élève à 3.351,58 milliards FCFA, avec une forte prédominance des créanciers bilatéraux (45,55%). Cette configuration traduit une dépendance continue vis-à-vis d’accords directs avec des États, tout en maintenant une part importante de financements multilatéraux.

Une dette en croissance et des défis à relever

Malgré cette nouvelle orientation, la dette publique congolaise a poursuivi sa hausse, atteignant 8.535,77 milliards FCFA en 2024, contre 6.596,13 milliards en 2020, soit une augmentation de 29,41%. La crise sanitaire, les tensions géopolitiques et l’inflation importée ont amplifié les besoins budgétaires, poussant l’État à recourir massivement à l’emprunt, notamment en 2021 avec une hausse record de 23,26%.

Si la dette intérieure réduit le risque de change, elle engendre d’autres contraintes : pression sur la liquidité bancaire, moindre financement du secteur privé et hausse possible des taux si la demande reste forte. Pour préserver la soutenabilité de sa dette, le Congo devra donc diversifier ses sources de financement, allonger la maturité des emprunts, et surtout stimuler la croissance pour élargir ses recettes fiscales.

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